Butembo : le chercheur Mathe Siviri parle des « défis et opportunités de financement » pour entreprendre
« C’est possible d’obtenir des financements pour entreprendre dans le Nord-Kivu, mais plusieurs défis méritent encore d’être relevés dans la situation actuelle ». Il s’agit des explications du chercheur Mathe Siviri dans son exposé lors du lancement des activités d’Aff’Art Event à l’hôtel Believe, le dimanche 22 décembre 2024.
Le thème exposé portait sur « les défis et opportunités de financement ». Entre autres défis à relever, c’est la « Volatilité » de la situation sociosécuritaire dans la région.
À en croire l’orateur, tout peut arriver lorsqu’on se lance les défis d’entreprendre. À côté, Mathe Siviri parle de « l’incertitude » qui se traduit par le fait qu’on est toujours sûr de rien.
Le chercheur a aussi joint à ces défis la « complexité » qui fait allusion au fait que plusieurs facteurs ne sont toujours pas maitrisables, allusion faite par exemple à la persistance de l’insécurité qui peut bloquer des potentiels partenaires financiers. Un autre défi que l’orateur évoque, c’est « l’ambiguïté » avec laquelle les demandeurs des financements présentent leurs projets aux bailleurs.
« Vous allez trouver, un artiste, il vous vient avec plusieurs objectifs à la fois. Tu lui demandes, quel est le principal dans tout ça… C’est la question que nous posons à ceux-là qui viennent demander le financement dans le secteur financier comme jeune entrepreneur. Vous dites, vous vous focalisez sur quoi ? Au même moment, il est en train de faire une bergerie à la maison, il est en train de prendre sa guitare le soir, et nous lui posons la question pour savoir ce qui est principal. Et quand nous finançons, nous allons financer le principal ou l’accessoire ? », a-t-il questionné.
Parlant des opportunités, Mathe Siviri encourage de privilégier le financement participatif et le système de mentorat, un moyen de développement et d’apprentissage, basé sur une relation interpersonnelle pour favoriser le développement d’une autre personne.
« Quand le jeune entreprend avec son idée de base, qu’est-ce qui nous est demandé de faire ? C’est de participer à ce qu’il est en train de faire pour que son échec ne soit pas fatal. C’est de faire à ce que le résultat de cette initiative soit partagé entre les différentes parties prenantes. Pour les opportunités, il faudrait que le programme de mentorat, le programme d’incubation, soit un programme qui passe déjà par le secteur éducatif, pas seulement à l’école, mais aussi à l’église », a-t-il renchéri.
Ce thème a été présenté dans une séance qui a réuni artistes et affairistes qu’Aff’Art Event a reçu dans l’objectif de booster le développement axé sur la collaboration entre les deux secteurs, les Affaires et les Arts.
Visesa Louangel