Lutte contre le forage à Butembo : moins de 5 cas enregistrés en 5 mois par le service urbain des Ressources hydrauliques
Le niveau de l’opération d’enregistrement des propriétaires de l’exploitation des eaux souterraines par forage en ville de Butembo reste en baisse depuis son lancement le 19 août 2024. En effet, la mesure du service urbain des Ressources hydrauliques, appuyée par l’autorité urbaine, vise à interdire le forage à Butembo.
À en croire Alexandre Kitsa, chef urbain de l’énergie ou Ressources hydrauliques et électricité, depuis le lancement du communiqué officiel interdisant l’exploitation des eaux souterraines, le service urbain a enregistré moins de 5 cas sur toute l’étendue de la ville. Alexandre Kitsa pense que les exploitants dans ce domaine sont des particuliers qui ne veulent pas payer les taxes de l’État.
Notre interlocuteur prévient que le dossier est déjà saisi par le Tribunal de grande instance qui s’occupera des récalcitrants. Ainsi, le chef urbain de l’énergie demande à tous les exploitants des eaux souterraines de passer à son bureau à la mairie pour éviter les pénalités.
« Tous les dossiers irréguliers dans ce domaine seront carrément transmis auprès de notre procureur qui a demandé qu’on puisse l’informer. Il a même demandé que nous puissions faire des statistiques d’éventaire de ces points de forage et que nous nous rassurions que tous ces points de forage sont couverts aussi bien par les autorisations que par le payement des taxes de l’État. Je dis à la communauté de venir vers nous », a-t-il lancé.
Le chef urbain de l’énergie a ajouté que la disposition interdisant l’exploitation des eaux par forage en ville de Butembo avait pour objectif l’élaboration de statistiques fiables et crédibles des points de forage d’eau construits sur toute l’étendue de la ville de Butembo.
Cela faciliterait la géolocalisation ou,mieux, la collecte des coordonnées géographiques de chaque point, en vue de lutter efficacement contre la prolifération des points de forage qui risque, à la longue, de fragiliser les flancs du sous-sol de la ville.
Alexandre Kitsa rappelle que l’exploitation des eaux souterraines constitue un domaine public de l’État, quelle qu’en soit la finalité, et qu’elle est toujours subordonnée à une autorisation préalable du ministère ayant les ressources hydrauliques dans ses attributions.
Evariste Kasereka