Mgr Sikuli aux membres du BDOM : “Apprenez davantage à travailler ensemble”
« Travaillez dans la synodalité, apprenez davantage à travailler ensemble ». Il s’agit de l’un des grands messages qu’on peut retenir de l’adresse de Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech aux responsables et représentants de formations sanitaires membres du Bureau diocésain des œuvres médicales (BDOM) à Butembo-Beni.
L’Ordinaire du lieu s’est exprimé au cours du Conseil médical de cette structure diocésaine, tenue dans ses enceintes ce mardi 18 février 2025. Le pasteur de l’Église de Butembo-Beni, qui a modéré la rencontre, a salué l’engagement de prestataires de santé au niveau du diocèse.
Monseigneur Sikuli a rassuré que l’Église est consciente des difficultés de tout genre qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur mission. Le prélat rappelle ainsi les enseignements de l’Église dans le domaine médical et insiste sur le travail en synergie.
Pour lui, les structures du BDOM ne devront pas fonctionner comme celles engagées dans une concurrence commerciale.
“Pour ce qui vous concerne, il s’agit d’apprendre davantage à travailler ensemble correctement. Tout le monde ne doit pas avoir les mêmes spécialités ou les mêmes spécialistes. Mais un spécialiste qui appartient à une structure peut être utile pour les autres structures. Si cela est admissible, pourquoi un médecin garderait-il un malade durant des jours et des mois alors qu’il pourrait le transférer vers un autre médecin dont il reconnait humblement les compétences et les performances”, a déclaré l’Ordinaire du lieu.
Après le mot d’ouverture, les participants ont évalué les activités de leur bureau durant l’année 2024. À ce niveau, le médecin-conseil technique du BDOM a affirmé que les signaux sont au vert durant toute l’année. Docteur MapendoNdaliko Augustin a indiqué que plusieurs activités non réalisées sont reconduites dans le plan d’action 2025.
“Pour les grandes actions, la première porte sur les soins. Il y a la santé maternelle et infantile. On ne veut pas qu’une femme enceinte qui vient à l’hôpital pour donner la vie puisse sortir morte. Non. Vous savez bien que la guerre a fait les centres de santé pour la plupart soient brûlés. Il y a des bâtiments, des maternités… à réhabiliter. À part ça, il y a d’autres activités d’ordre administratif. Parce que là, il faut maintenant régulariser tous les dossiers administratifs du personnel, des agents”, a-t-il affirmé.
Les participants sont venus de tous les 72 établissements des soins de santé disséminés sur toute l’étendue du diocèse de Butembo-Beni.
Stanley Muhindo