Butembo : CIFDH/D alerte sur des cas de violence sexuelle à Kavitero 

Une femme victime de viol.

Le Centre international de formation en droits humains et développement (CIFDH/D) alerte sur des cas de violence sexuelle des jeunes filles dans la cellule Kavitero, au quartier Ngere en commune Kimemi dans la vile de Butembo. Cette organisation de défense des droits humains a lancé cette alerte ce jeudi 20 février 2025, au cours d’un entretien avec RADIOMOTO.NET.

Maitre Maggy Panza rappelle que les auteurs de viol courent une peine allant de 5 à 20 ans de prison. D’après le coordonnateur du CIFDH/D, 2 cas de violence sexuelle ont été enregistrés en moins de 2 semaines dans la cellule Kavitero. Le dernier en date remonte en la soirée du 18 février 2025. 

En effet, des porteurs d’armes à feu ont investi la maison où loge la victime et sa famille autour de 21h. Ici, les bourreaux ont emporté une somme importante d’argent avant de prendre en otage la fille qu’ils ont ensuite violée. 

Pour le CIFDH/D, il est inacceptable que des tels cas passent inaperçus. Son coordonnateur provincial du Nord-Kivu, Kakule Musayi Jean-Baptiste, invite les autorités à sécuriser les habitants.

“Il y a eu alerte sur un cas d’incursion caractérisée par le pillage d’une importante somme d’argent et d’un cas de viol sur mineure en cellule Kavitero en date du 18 février 2025. Ces bandits ont violé la pauvre fille dans un bosquet des sœurs religieuses, où ils l’ont conduit après l’avoir enlevé. Le CIFDH/D recommande aux services habilités de faire de leur mieux pour sécuriser les personnes et leurs biens”, a-t-il recommandé. 

Maitre Magy Panza rappelle que le viol est un acte criminel, condamnable par la loi congolaise, à son article 170. Selon elle, les violeurs courent une peine allant de 5 à 20 ans de prison ferme, avec une amende de plus 100.000 FC. Maggy Panza invite les familles ou proches des victimes à dénoncer les cas de viol auprès des instances judiciaires.

“La loi, c’est le Code pénal. Il y a la loi sur les violences sexuelles et c’est à l’article 170 qu’elle condamne le viol qui est puni d’une peine allant de 5 à 20 ans de prison ferme. Si le viol peut entrainer la mort, les auteurs seront punis à perpétuité”, a-t-il prévenu. 

Loin des cas de violence sexuelle, des irruptions nocturnes dans des domiciles et l’extorsion des biens des passants sont en vogue en cellule Kavitero.

Glodi Mirembe & Ange Kavuya

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