Butembo : Me Moïse Ndekeyonge plaide pour le contrôle et le suivi de la circulation d’armes pour faire face à l’insécurité
Maître Moise Ndekeyonge, président de la société civile de la commune Mususa en ville de Butembo et du Kyaghanda Yira. Ph. Glodi Mirembe
La société civile communale de Mususa plaide pour le contrôle et le suivi de la circulation des armes, pour lutter contre les cas de meurtre et assassinats en ville de Butembo. Le président Maitre Moïse Ndekeyonge a formulé ce plaidoyer au cours d’un entretien avec RADIOMOTO.NET, ce mercredi 19 mars 2025. C’était en réaction du cas de meurtre de Mumbere Gibrile dans la cellule Kakurutsu, au quartier Kitulu.
Le président de la société civile de Mususa pense que les autorités devraient aussi mener des enquêtes pour que soient arrêtés les auteurs de meurtre. Aussi, la structure citoyenne invite les détenteurs des boutiques et bistrot à ne pas rouvrir leurs portes aux clients qui viennent en retard en cherchant des biens, dont l’alcool.
“Nous fustigeons le fait qu’il y a maintenant la circulation d’armes en ville de Butembo avec des jeunes gens en tenue civile. Lorsqu’il y a des civils qui sont aussi porteurs d’armes, nous demandons aux autorités d’identifier à nouveau les armes. Parce que le nombre de militaires en ville doit équivaloir au nombre d’armes et minutions avec lesquelles ils peuvent circuler. Nous demandons aux tenanciers des boutiques de ne plus ouvrir une fois qu’ils ont fermé pour dormir. Aux tenanciers des buvettes, les moments ne sont pas bons. Il faut vraiment vite fermer. Aux jeunes qui sont souples de remonter la vigilance comme ils l’ont toujours fait”, a-t-il conscientisé.
Depuis un temps, la commune Mususa fait partie de celles de la ville de Butembo qui n’enregistraient plus de cas de meurtre et assassinats. Ce dernier cas intervient après celui d’un autre jeune, fiancé, assassiné près du rond-point Kananasi.
Glodi Mirembe