Guerre du M23/AFC : le calvaire des enseignants au sud de Lubero 

Des acteurs de l’Enseignement primaire et secondaire font preuve de sacrifice en ce temps de guerre dans le sud du territoire de Lubero. En sous-division de Kirumba, si certains enseignants continuent de bénéficier de leur salaire, d’autres, par contre, se contentent de la prime payée par des parents déjà appauvris par une longue période de guerre.

Avec la guerre qui sévit dans cette zone pendant de longs mois, les économies des parents ont disparu, nombreuses familles sont déplacées. Conséquences : il n’y a plus moyen de payer la prime aux enseignants des rares écoles qui tentent de fonctionner, un véritable chemin de la croix. 

Qu’est-ce qui motive les enseignants à encadrer les apprenants dans ce contexte de guerre ? Kambale Madivi John, secrétaire permanent du syndicat des enseignants du Congo, SYECO, sous-division de Kirumba, explique : « Nous les encadrons, car ce sont nos enfants. Nous ne voulons pas qu’ils restent dans l’ignorance.  Nous sommes patriotes. Nous savons que le travail est difficile dans un contexte de guerre. Nous nous sacrifions pour ces enfants dont les familles sont appauvries, qui n’accèdent plus à leur champ. Pas facile pour les parents de trouver les frais scolaires ». 

Dans ce climat d’insécurité, les grandes dates pour les épreuves de fin d’année et de cycles pourraient changer. Par exemple, l’ENAFEP (Épreuve nationale de fin d’études primaires) prévue du 2 au 3 juin est renvoyée à juillet 2025. 

À la question : « à qui sont actuellement envoyés les différents rapports administratifs des écoles ? ». Nombreux préfets et directeurs ont préféré ne pas se prononcer au microphone de RADIOMOTO.NET. 

Néanmoins, l’un d’eux, chef d’une grande école secondaire, a dit : « On envoie les rapports à ceux qui les recevaient avant ».

La Rédaction

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