JM de l’eau : « la multiplicité de forages à Butembo risque d’effondrer le sol » (Kasereka Matofali)
La ville de Butembo court un danger d’effondrement du sol à cause de la multiplicité des forages. Cette alerte est de Kasereka Matofali Sulemani, gestionnaire du forage de Katsya. Il l’a dit dans son exposé au cours d’une conférence dans le cadre de la journée mondiale de l’eau ce samedi 22 mars 2024.
Cette activité a eu lieu dans la salle des réunions de la REGIDESO à Butembo sous l’organisation du service urbain de l’énergie et des ressources hydrauliques. Devant le représentant du maire, le chef du service de l’énergie et les opérateurs dans le secteur de l’eau, Matofali Sulemani a parlé des avantages et des dangers des forages.
Sulemani a indiqué que les forages permettent aux habitants de ne pas parcourir de longues distances à la recherche de l’eau.
« Avec le forage, vous ne pouvez pas parcourir beaucoup de kilomètres pour trouver l’eau. Contrairement aux eaux de surface, on doit argenter au moins plus de 50 km pour trouver de l’eau, mais avec le forage, c’est seulement avec 50 à 75 mètres que vous trouvez de l’eau. Les quartiers qui sont aux périphériques du forage peuvent en bénéficier directement sans avoir beaucoup de main-d’œuvre », explique-t-il.
Malgré ça, cet opérateur a présenté des dangers liés à cette pratique de forage. Il a signalé les cas des forages rapprochés les uns des autres en alertant sur le danger d’effondrement du sol.
C’est ici qu’il a conseillé à ceux qui veulent forer et aux propriétaires de forages de s’associer. Cela leur permettra de respecter la distanciation d’au moins cent mètres telle que l’exiger par la loi.
« Par rapport au prix, on ne saura pas vraiment vendre l’eau, l’un à côté de l’autre. Il faut au moins la surface de 200 à 500 mètres, ça peut aider, parce que si on est tout près, la vente ne sera pas bien dispensée. Ce que je peux conseiller, c’est que, s’ils veulent forer, ils peuvent s’associer pour un forage, pour 3 ou 4personnes, ça peut aider », conseille-t-il.
Notons que cette journée a été célébrée sous le thème « la restauration des écosystèmes congolais, une issue pour la lutte contre le réchauffement climatique » au niveau national. Au niveau mondial, c’est « la préservation des glaciers ».
Esther Vwiravwahali