Butembo : “Une femme qui donne la vie, ne doit pas en mourir” (Docteur Kyoghero Jackson)
“Une femme qui donne la vie, ne doit pas en mourir”. C’est ainsi que Kambale Kyoghero Jackson, médecin spécialisant en gynéco obstétrique aux Cliniques universitaires du Graben, mobilise la communauté. Il s’est confié à RADIOMOTO.NET ce lundi 7 avril 2025, en marge de la journée internationale dédiée à la santé.
À l’entame, le docteur Kambale Kyoghero Jackson définit le décès maternel comme la mort d’une femme pendant la grossesse ou pendant les 42 jours après l’accouchement. Ce professionnel de la Santé confie qu’actuellement, le décès maternel est un grand problème de santé publique.
“Le décès maternel, c’est vraiment un grand problème de santé publique actuellement parce que les cas de décès maternels sont presque enregistrés partout. Personnellement, je suis en train de mener une étude sur ça. J’ai commencé en juin 2024 et qui ira jusqu’à juin 2025. Jusque-là, nous avons quelques cas qui ont été déclarés. Pour dire que c’est vraiment un grand problème, un vrai défi. En fait, ce que nous devons savoir est qu’une femme qui donne la vie, ne doit pas en mourir », a-t-il interpellé.
Parmi les facteurs favorisant le décès maternel, le docteur Kyoghero cite le saignement pendant l’accouchement, les infections, les maladies générales comme le problème cardiaque, le diabète, etc.
Selon lui, il y a moyen de riposter contre le décès maternel. Il invite à cet effet les femmes enceintes à suivre régulièrement la consultation prénatale avec un personnel qualifié.
“C’est possible de riposter contre le décès maternel. La première chose, c’est la régularité de la Consultation prénatale (CPN). Car, c’est pendant les séances de la CPN qu’on décèle les facteurs de risque. Il faut également se diriger auprès des personnes qualifiées pour la CPN, pendant la CPN. Aussi, on doit aussi encourager les consultations après accouchement, et cela peut nous aider facilement à riposter contre les décès maternels”, a-t-il renchéri.
Depuis le mois de juillet 2024 jusqu’aujourd’hui, les hôpitaux de Kitatumba, UCG, Katwa et Matanda ont enregistré 18 cas de décès maternel, informe-t-il.
Rosette Kamukehere