Butembo : Edgar Mateso recommande la réunification des parties en conflits de leadership au sein du “Kyaghanda Yira”
Depuis son existence, le Kyaghanda Yira vit des conflits de leadership et cela joue en faveur de l’ennemi de la paix. La cohésion communautaire et la réunification des parties concernées est le meilleur moyen d’y remédier. Ces propos sont de Katembo Mateso Edgard, ancien secrétaire de cette association.
Il s’est ainsi exprimé lors de son exposé, ce mercredi 16 avril 2025, au cours de la première journée de la quatrième session du conseil culturel du Kyaghanda Yira Obughuma Bwabayira. La session se tient au centre d’accueil Jolie Rêve et traite des questions de paix et sécurité.
Pour ce premier jour, Edgard Katembo Mateso a exposé un thème sur : « la dynamique des conflits au sein du KyaghandaYira de 2007 à nos jours ».
L’orateur a indiqué que cette communauté a toujours eu des problèmes depuis son existence. Il a ainsi résumé ces soucis à trois réalités, notamment le tâtonnement sur l’identité de l’ennemi, l’auto-flagellation et la communication divergente.
Selon lui, ce conflit est surtout de leadership. Il pense que cette division est à la faveur de l’ennemi de la paix et l’urgence pour y remédier c’est la cohésion communautaire. Edgard Mateso souligne aussi la nécessité de réunification entre les parties concernées.
“Cette division est plutôt à la faveur de l’ennemi, parce que l’ennemi réussit à nous pénétrer, l’ennemi réussit à exploiter nos faiblesses, l’ennemi nous trouve déjà dispersés et il a le temps de nous anéantir. Nous vivons la période des agressions, des massacres, de l’insécurité, de guerre. Donc l’urgence pour nous, c’est vraiment la cohésion communautaire et au sein de cette cohésion, nous pouvons parler le même langage devant l’ennemi qui est en train de nous faire la guerre”, a-t-il insisté.
Faisant suite à cet exposé, Jules Vayikeya, président mondial du Kyaghanda Yira Obughuma Bwabayira a, au cours d’une interview avec la presse, découragé tous ceux qui se sont joint à l’ennemi de la paix.
“Parce que c’est dans notre culture, quand vous allez en dehors des valeurs culturelles, vous êtes déjà maudits de vous-mêmes. Et on appelle ça les bakumbira. Ils sont déjà de Bakumbira de par leur décision. Mais le message que nous leur lançons, c’est de dire qu’il n’est pas tard pour eux de revenir à la maison pour qu’ils soient exorcisés. Sinon, comme nous l’avons dit, nos ancêtres vont les maudire et ça sera sans appel. Mais le moment est là, le moment de la grâce, pour que tous ceux-là, celles ou ceux qui se sont fait tromper et aller se retrouver dans le rang de l’ennemi, le moment pour eux de revenir chez eux est celui-ci”, a-t-il déclaré.
Les Bami de différentes chefferies, des présidents des Biharo, de toutes les antennes des Vyaghanda, la société civile Butembo, les chefs de différents services et le représentant du maire de ville de Butembo ont tous répondu présent à la session. La rencontre va continuer ce jeudi 17 avril dans le même cadre du centre d’accueil Joli Rêve.
Esther Vwiravwahali