Butembo : la DPS enregistre une dizaine de cas suspects d’Anthrax
Mumbere Luhavo Damulu, point focal du programme national de communication pour la promotion de la santé à la Division provinciale de la santé (DPS), antenne de Butembo. Ph. Glodi Mirembe/RMBB
Au total, 11 cas humains suspects d’Anthrax ou mieux de la fièvre charbonneuse ont été enregistrés dans la Division provinciale de la santé (DPS) antenne de Butembo depuis février 2025. Des statistiques rapportées par la DPS, ce lundi 28 avril 2025, au cours d’une conférence de presse à Butembo.
D’après Mumbere Luhavo Damulu, point focal du programme national de communication pour la promotion de la santé à la DPS, antenne de Butembo, les cas enregistrés ne sont pas encore confirmés.
Selon lui, des analyses des échantillons sont encore en cours dans les laboratoires. La majorité de cas ont, selon lui, été enregistrés dans la zone de santé de Lubero. Aux côtés de cas suspects humains, d’autres cas l’ont été chez les animaux qui ont été incinérés dans le territoire de Lubero.
“Par rapport à ce qui est de la situation épidémiologique, nous avons eu à enregistrer au moins 11 cas humains avec un décès. Il y a eu aussi de cas des bêtes qui ont été malades et qui sont décédés aussi. On a eu à les incinérer/détruire. Tous les éléments ne sont pas encore rassemblés pour qu’on parle réellement de l’Anthrax. On a eu à prélever des échantillons auprès de ces cas. C’est le résultat qui sera révélé, qui confirmera s’il s’agit de l’Anthrax ou pas”, a-t-il déclaré.
À en croire Mumbere Luhavo Damulu, l’épidémie d’Anthrax se caractérise par des éruptions cutanées, accompagnées d’une fièvre et de difficultés respiratoires. Mais également des douleurs abdominales et une diarrhée sanguinolente.
Le communicateur de la DPS encourage les professionnels de la santé à la sérénité et les habitants à éviter la consommation des viandes exposées sans expertises.
“Donc, ce sont des éruptions cutanées des vésicules. Après un contact cutané, la fièvre, le mal de gorge, la fièvre, la fatigue, la toux, les difficultés respiratoires, aussi des douleurs abdominales et une diarrhée sanguinolente après consommation de la viande contaminée. Se prévenir, c’est juste couper cette chaîne de transmission. Aux professionnels de santé, quand ils se retrouvent devant un tel cas, il ne faut pas qu’ils paniquent. Il faut qu’ils arrivent à se protéger. Le message clé est qu’il faut éviter de consommer toute viande morte sans expertise”, a-t-il insisté.
Il convient de noter que l’Anthrax est l’une des maladies en alerte dans la province du Nord-Kivu. Cette maladie peut aussi se transmettre de l’animal à l’homme, ou dans l’aire, avec l’inhalation des spores.
Glodi Mirembe