Goma : l’OVG en difficulté, la surveillance volcanique menacée
L’Observatoire volcanique de Goma (OVG) alerte sur une crise financière et logistique en son sein. Cette situation ne lui permet pas d’assumer correctement sa principale mission de surveillance volcanique. C’est ce qu’a confié à la presse, le vendredi 13 juin 2025, le directeur de cette structure.
À en croire le professeur Georges Mavonga, avec un réseau de huit stations sismiques fonctionnelles aujourd’hui, il est difficile pour les agents de se déplacer sur le terrain suite à la problématique des frais de fonctionnement. Ce qui, selon lui, pénalise la prévention des risques volcaniques. Une désolation pour le directeur de l’OVG, Georges Mavonga, qui lance un SOS aux autorités compétentes.
“On ne travaille pas, on peut dire à fond, on travaille partiellement. Le défi, c’est toujours la logistique. Donc, une partie seulement des gens travaillent, ceux qui font la sismologie. Les autres qui doivent aller recollecter les données sur le terrain, comme aller voir dans les fissures s’il y a des écartements ou s’il y a un teneur de gaz qui augmente, ces gens-là ne font plus ça. Nos senseurs sont éparpillés. Donc ce sont des stations sismiques qui se trouvent sur le terrain. Sur le terrain, ils enregistrent. Chaque mois, on alimente ces stations-là en mégas. À partir de cette carte similaire, nous recevons les informations comme on reçoit les informations au téléphone. Donc les senseurs communiquent chaque fois au serveur central. C’est ce qui fait que quand il y a une information, ils nous envoient ça presque à temps réel”, a-t-il alerté.
Il convient de noter que le volcan Nyamulangira reste actif, mais ne présente actuellement aucun danger à la population de Goma, selon des chercheurs.
La Rédaction