Beni : certains bétails importés de l’Ouganda se font abattre par des trafiquants dans des caniveaux 

Certaines vaches et chèvres importées de l’Ouganda se font abattre par leurs trafiquants, dans des caniveaux de la route nationale numéro 4 en territoire de Beni. Dans tous les cas, les bouviers évoquent l’état de fatigue des bêtes. 

À Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, le service vétérinaire dit avoir été alerté et indique que des précautions ont été prises pour contrer le risque d’exposer la population à la consommation de la viande n’ayant pas fait objet d’une expertise vétérinaire. 

L’ingénieur Patrick Mubarikiwa appelle les bouchers à remonter tous les cas de fébrilité des bêtes en destination des abattoirs, afin de bénéficier d’un accompagnement technique des vétérinaires les plus proches du lieu d’abatage.  

“Si c’est une zone non couverte par le service, là, nous lui autorisons d’abattre et nous passons à l’inspection de sa viande localement. Et à ce stade-là, on constate plusieurs soucis que nous y enregistrons. Par exemple, on peut vous présenter une bête dont certains organes ne sont plus là. Et là, on vous dira que, par exemple, il y a des militaires qui en ont récupéré, peut-être que c’est là qu’ils les ont aidés pendant l’abattage. Et ça nous fait soucis parce que là, ils se permettent de consommer une viande qui n’a pas encore été déclarée propre à la consommation humaine. Plusieurs facteurs peuvent favoriser la fatigue d’une bête. Alors, par exemple, c’est une fatigue issue d’une épidémie, soit d’une maladie. Là, on voit la première personne qui a consommé déjà une partie de cette bête avant la déclaration finale, la conclusion d’un inspecteur de viande, soit d’un fils exposé à des risques”, a-t-il expliqué. 

La même source a rappelé que la région de Beni est parmi celles qui font face à l’anthrax et que la consommation de la viande issue d’un abatage frauduleux ou n’ayant pas fait l’objet d’une expertise d’un médecin vétérinaire expose les vies humaines.

Siku Provinces

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