Oïcha : à son tour, la société civile désavoue la bourgmestre de la commune 

La société civile, forces vives d’Oïcha, désavoue la bourgmestre de la commune et exige son départ sans conditions. Dans une lettre adressée au gouverneur du Nord-Kivu, cette structure reproche à Kavira Mwenge Eugénie tout un chapelet de griefs, notamment la mauvaise gouvernance. Elle se dégage de toute responsabilité quant aux conséquences qui pourraient découler de l’absence d’une réponse à sa demande.

Dans cette lettre, dont le gouverneur du Nord-Kivu a accusé réception depuis le 11 juillet, la société civile dresse un tableau sombre de la situation sociosécuritaire et de la gouvernance locale. Elle accuse la bourgmestre Kavira Mwenge Eugénie d’une gestion opaque des finances de la commune, marquée par la corruption, le détournement de fonds publics, la manipulation des percepteurs de taxes et plusieurs autres manquements. 

Elle est méfiante, intolérante, insensible et orgueilleuse aux conseils et orientations des autorités hiérarchiques. Négligence, retard notoire, manque d’intérêt dans la participation des formations et ateliers de renforcement des capacités, pourtant présentant des insuffisances remarquables dans la maîtrise des outils et textes relatifs à la gouvernance. Tenir de propos discourtois, mensongers, divisionnistes envers certains agents de services publics commis à la commune et quelques autorités de base, diminution des recettes publiques, une perte de confiance de citoyens et une entrave au développement économique en violation des dispositions susdites”, a dénoncé Darius Syahira, premier rapporteur de la société civile d’Oïcha.

Les forces vives d’Oicha exigent ainsi le remplacement immédiat de la bourgmestre à la tête de la commune. En cas de non-réponse à cette demande, la société civile se dégage de toute responsabilité face aux risques de soulèvements populaires et aux conséquences qui pourraient en résulter.

Au vu de cette incompétence et incapacité à maintenir et stabiliser la gouvernance sur le plan administratif et sécuritaire, les forces vives de la société civile noyau d’Oïcha exigent dans l’urgence ce qui suit : le remplacement immédiat de Madame la bourgmestre à la tête de la commune d’Oïcha”, a-t-il insisté. 

Il convient de noter que la lettre a été signée par plusieurs responsables des différentes structures composant la société civile d’Oicha. Avant cette initiative, le Conseil local de la jeunesse avait déjà dénoncé la mauvaise gouvernance de l’autorité communale, l’accusant de dépenses excessives et de détournements.

Samy Kitha 

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