Butembo : la société civile soutient la grève des défenseurs judiciaires 

La société civile de Butembo soutient la grève du corps des défenseurs judiciaires près le Tribunal de grande instance (TGI) de Butembo. Cette démarche, encore actuelle, consiste en « la dénonciation des bavures commises par Ngoy Mwilambwe Alain, procureur de la République près le TGI-Butembo ». Ces juristes lui reprochent, depuis le 18 juin 2025, entre autres les abus de pouvoir caractérisés par des arrestations arbitraires, des actes de concussions, des faits de rébellion et le trafic d’influence. 

Il s’agit là des faits portant gravement atteinte aux droits fondamentaux et à l’indépendance du système judiciaire. Pour la société civile, c’est par solidarité et ses missions d’éveil citoyen qu’elle présente, aujourd’hui, sa réaction dans cette affaire. 

Devant la presse, ce mardi 15 juillet 2025, en son office de travail, le président des forces vives de Butembo a souhaité que d’aucuns ne considèrent cette demande comme une accusation ou comme un sujet conflictuel. Plutôt, elle s’inscrit dans une approche constructive, positive, impartiale et respectueuse de la dignité humaine, a déclaré Révérend Pasteur Mathe Saanane. 

Il a, même, indiqué que ceci est alors une énième fois que la société civile locale réclame aussi la mutation des magistrats ayant longtemps servi à Butembo, dont le Magistrat Mwilambwe Ngoy Alain, pour des raisons de multiples présomptions de violation des droits de l’homme et des normes judiciaires. 

Par conséquent, la Coordination urbaine de la société civile invite les autorités compétentes à répondre au besoin que la communauté leur présente pour l’amélioration du système judiciaire à Butembo. 

La société civile réaffirme son soutien indéfectible au corps des défenseurs judiciaires dans leurs actions légitimes. Elle demande à l’autorité judiciaire supérieure, président du Conseil supérieur de la magistrature, d’ordonner sans délai la mutation de Ngoy Mwilambwe Alain. Elle appelle à une enquête sérieuse et indépendante sur les faits lui sont reprochés et invite les autorités judiciaires et administratives à garantir un climat judiciaire sain et respectueux des droits humains à Butembo », a-t-il insisté. 

Mathe Saanane voudrait que ces réclamations constituent un recours citoyen légal visant à rétablir l’autorité de la justice dans sa vocation 1ʳᵉ de protéger les droits et les libertés fondamentaux et la lutte contre les dérives judiciaires, en vue de la restauration de la confiance des justiciables. 

Il convient de noter que pour afficher son mécontentement par rapport aux faits reprochés au procureur de la République près le TGI-Butembo, le corps de défenseurs judiciaires près cette instance est en grève jusqu’aujourd’hui. 

Patrick Kalungwana

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