Beni : la milice UPLC arrête “arbitrairement” 16 personnes à Ngazi-Centre, alerte la société civile
Des hommes armés identifiés comme des combattants de l’Union des patriotes pour la libération du Congo (UPLC) ont privé la liberté à 16 hommes à Ngazi-Centre, dans le groupement Baswagha-Madiwe, depuis l’après-midi de vendredi 1er août 2025. Une fois interpelés, ces jeunes ont été acheminés à Mabuku, à en croire la société civile.
L’interpellation est intervenue l’après-midi de vendredi, quelques heures seulement après qu’un corps sans vie d’un milicien présumé de l’UPLC a été découvert à Ngazi-Centre, dans la localité de Kipabashi, à Baswagha-Madiwe.
Le président de la société civile, forces vives locales, explique que le corps du présumé milicien avait été abandonné au sol par des personnes qui restent encore à identifier aux premières heures de vendredi.
Justin Paluku Kavalami déplore que, forfaitairement, 16 jeunes ont été arrêtés, puisqu’on les suspecte d’avoir communié à un crime. Il dénonce cette arrestation massive et demande l’implication des services de l’État afin que ces fils de Ngazi-Centre soient relâchés.
Justin Paluku Kavalami plaide également pour un dialogue communautaire qui puisse réunir toutes les autorités locales et les couches sociales pour parler sans tabou de la sécurité et prévenir les actes de violation des droits humains que commettent certaines personnes, dont celles porteuses d’armes.
“Des fois, quand il y a des situations pareilles, ce sont surtout les jeunes civils locaux qui payent les pots cassés, parce qu’ils sont accusés d’avoir collaboré avec ces inconnus pour achever leurs opérations. Malheureusement, il n’y a pas de preuves palpables qui peuvent les prouver. Et c’est pourquoi nous en tant que forces vives dans le groupement Baswagha-Madiwe, demandons l’implication de l’État localement qui est représenté par le chef du groupement et tous ses services techniques. Nous leur supplions de ne pas se faire passer à des simples observateurs, mais plutôt d’agir comme l’État. Nous voulons qu’il y ait organisation d’un dialogue communautaire ; un dialogue qui va réunir toutes les communautés dans le groupement Baswagha-Madiwe avec toutes les autorités locales”, a-t-il plaidé.
Jusqu’à ce samedi 02 août 2025, les 16 suspects, selon l’Union des patriotes pour la libération du Congo (UPLC) restent en détention.
Patrick Kalungwana