Nord-Kivu : le REDHO recense au moins 68 cas de meurtres entre juillet et août à Butembo, Lubero et Beni 

Un corps sans vie découvert dans une rivière en ville commerciale de Butembo, mi-octobre 2023. @ Dany Mweusi

Le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) décrie la recrudescence de cas de meurtres, assassinats et massacres des civils en ville de Butembo, ainsi que dans les territoires de Lubero et Beni, en juillet et août 2025. Durant ces seuls mois, au moins 68 personnes ont perdu la vie. La structure de défense des droits de l’homme s’est exprimée dans un communiqué de presse signé ce mercredi 03 septembre 2025. 

Les 5 cas récents remontent aux 28, 25, 20 et 18 août derniers. Le 28 août 2025, par exemple, le corps sans vie d’une femme a été découvert au marché Makasi en commune Kimemi dans la ville de Butembo. Dans la nuit du 24 au 25 août 2025, c’est le corps sans vie d’un jeune garçon âgé de 27 ans qui venait d’être découvert à Kimbulu dans la commune de Bulengera, toujours à Butembo. Le 25 août, un jeune taximan venait d’être assassiné par balle à Vutahira. Le 20 du même mois, un corps sans vie d’une vieille dame âgée d’environ 83 ans a été retrouvé à Mutiri, en commune Bulengera. 

Dans le groupement Luongo, en chefferie des Baswagha, en territoire de Lubero, un machiniste de Kimbulu a été assassiné par des inconnus armés. Plusieurs autres cas similaires ont été enregistrés entre le 07 juillet et le 18 août 2025. 

S’interrogeant sur cette recrudescence, le REDHO appelle les Responsables des Services de Sécurité et de Défense au Grand Nord Kivu, à bien faire leur travail « en sécurisant et protégeant la paisible population contre la criminalité ». 

La structure parle ainsi des commandants Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) Sokola I, du commandant de la Police nationale congolaise (PNC), du chef de la Direction générale des migrations (DGM) et du chef de l’Agence nationale des renseignements (ANR). 

« Les Instances Judiciaires de la Zone doivent aussi diligenter des enquêtes sérieuses pour que les auteurs soient dénichés et jugés conformément à la loi », exige maitre Muhindo Wasivinywa, coordonnateur du REDHO. 

Il invite, en fin, la population à collaborer avec les services de sécurités pour dénoncer tout cas suspect. 

Visesa Louangel

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