Lubero : le ministre Nzangi réaffirme sa volonté de relancer les activités du CAPSA/Luotu 

Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et sécurité alimentaire, réaffirme sa volonté de relancer effectivement les activités des centres d’adaptation et de production des semences améliorées (CAPSA) en République démocratique du Congo. Muhindo Nzangi Butondo s’est rendu, jeudi 4 septembre, à Luotu au nord-est du territoire de Lubero où il a visité le CAPSA de la place. 

CAPSA Luotu fonctionne difficilement dans la production des semences améliorées, surtout les variétés de la pomme de terre. Muhindo Nzangi Butondo a lancé un message d’espoir aux milliers d’agriculteurs ; « la relance du service technique du CAPSA ». 

Mais aussi, la réhabilitation des entrepôts, équipements des laboratoires du sol et des semences ainsi que la mobilité. « Cette relance va se poursuivre dans tous les CAPSA sur toute l’étendue du pays en commençant par celui de Luotu », s’est exprimé Muhindo Nzangi Butondo.

« Nous voulons tout redémarrer sur toute l’étendue de la RDC. J’arrive ici pour montrer à tout le monde qu’il ne s’agit vraiment pas d’une fiction. C’est vraiment très possible. En RDC, nous allons tout ressusciter pour nous rassurer que tout le montre accède à la semence. C’est en tout cas le plus important », a-t-il déclaré. 

Le renforcement des activités du CAPSA Luotu va accroître certainement la productivité de la pomme de terre dans le territoire de Lubero et Beni voisin. Dans ce sens, le ministre de l’Agriculture a également mis en place des tracteurs devant intervenir dans ce secteur.

« Au Nord-Kivu, je viens de déposer 20 tracteurs. Une brigade dans le Graben, une deuxième à Kotongo, l’autre à Mangina ; puis nous attendons que le calme revienne pour dépêcher d’autres encore à Kirumba et Kasugho. Ces machines ont vraiment besoin des terres plates. Les agriculteurs ont besoin de beaucoup produire et faire la location des tracteurs à moindre cout. Aujourd’hui, on paye 200 dollars par hectare, mais nous allons rabattre le cout jusqu’à 65. C’est vraiment pour l’État congolais », a-t-il précisé. 

Les agriculteurs de Lubero se réjouissent et parlent « d’une annonce salutaire et salvatrice ». Dans le territoire de Lubero, plus de 70 % de la population vit de l’agriculture. L’insécurité grandissante, marquée par la guerre du M23 d’un côté et l’activisme ADF de l’autre, ralentie les activités agricoles, renforçant la paupérisation dans la région.

Visesa Louangel

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