Beni : DHOBD dénonce une violation flagrante des droits de l’homme dans l’exécution du “salongo” chaque samedi
En ville de Beni, les travaux communautaires hebdomadaires, communément appelés “Salongo”, portent désormais un caractère obligatoire et forcé. Des voix s’élèvent pour dénoncer une violation flagrante des droits de l’homme.
Pour Angélus Kavuthirwaki, coordonnateur national de l’ONGDH Droits humains, bonne gouvernance et développement (DHOBD), le maire de la ville devrait peaufiner d’autres mécanismes d’accompagnement de ces travaux et non priver aux paisibles citoyens, leur droit de circuler librement tout l’avant-midi de chaque samedi. Ce défenseur des droits humains s’interroge sur la destination des fonds alloués à l’office des voiries et drainage censé assainir la ville.
« Le salongo peut se faire, mais le mécanisme mis en place semble contraindre les gens. On dirait qu’ils sont forcés, au point qu’ils ne peuvent même plus exercer leur droit de circuler librement. Cela s’apparente à une forme de détention arbitraire, ce qui constitue une violation des droits de l’homme Par ailleurs, en ce qui concerne la voirie urbaine, chaque ville en a un service dédié. Ici à Beni, il existe un bureau censé s’occuper de l’entretien de la voirie. En tant que citoyens, lorsque nous achetons du carburant, une cotisation est prélevée à cet effet. Mais nous ne savons pas où ni comment ces fonds sont redistribués. Il existe des offices : l’un pour les routes d’intérêt national et un autre pour la voirie urbaine. À Kinshasa, ces choses se passent bien. Mais ici, chez nous, on ne comprend pas ce qui bloque », a-t-il déploré.
Il convient de rappeler que dans sa sortie médiatique vendredi dernier, l’autorité urbaine a interdit la circulation de tous les engins automoteurs sur la voirie urbaine, pendant les heures consacrées au “Salongo”, chargeant la Police de circulation routière (PCR) à veiller au strict respect de cette mesure.
Siku Province