Lubero : surpeuplement des classes de 1e année primaire à Nyamilima
(Photo d'illustration) Les élèves de l'école primaire Pinga (Nord-Kivu) de la 8er CEPAC au cours d'une sensibilisation par la section protection de l'enfant de la MONUSCO sur les droits des enfants, le 29 octobre 2020. Radio Okapi/ Sifa Maguru
Les classes de première année primaire font face à un problème de surpeuplement dans la cité de Nyamilima, à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Kiwanja sur la route Ishasha, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu).
Selon des sources dans cette cité, dans certaines écoles, ces classes peuvent compter jusqu’à 70 écoliers. Ceci pourrait affecter la qualité de l’enseignement, estime-t-on là-bas.
“Les classes sont tellement pléthoriques qu’il est quasiment impossible de trouver une classe avec moins de 70 élèves. Les enfants de première année se sont présentés en très grand nombre dans les écoles, au point que certaines n’ont pas pu tous les accueillir. Dans les écoles secondaires également, notamment en 7e année, les effectifs sont très élevés. Il devient même difficile pour les enseignants de maîtriser les élèves. En général, dans l’agglomération de Nyamilima, cette surpopulation affecte énormément la qualité de l’enseignement. Les enseignants ne seront pas motivés à organiser des évaluations, car corriger 80 cahiers pour des devoirs de mathématiques, de français, de sciences ou encore les interrogations devient une tâche très lourde”, a confié Jonathan Kambere, un acteur du secteur de l’éducation à Nyamilima.
Selon cet acteur du secteur de l’éducation, cette pléthore dans les classes de première année est dû en partie par le fait que nombreux enfants ayant atteint l’âge d’entrer en première primaire année ont raté l’année scolaire 2022-2023 à la suite d’un contexte sécuritaire instable dans le territoire de Rutshuru, une situation qui s’est alors répercutée sur les années suivantes.
Jonathan Kambere conseille à certains particuliers et aux associations locales et confessions religieuses de créer des écoles privées dans la mesure du possible pour récupérer les centaines d’enfants en âge scolaire que les écoles publiques n’ont pas pu prendre.
Faustin Tawite