Lutte contre les VBG : à Butembo, Laetitia Savali sensibilise les femmes à la cybersécurité

Lors du lancement de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, Laetitia Savali a mis en lumière la vulnérabilité numérique. Elle a rappelé que le téléphone portable est désormais une « extension de nous-mêmes » et concentre une grande quantité d’informations sensibles. Par conséquent, elle a vivement encouragé les femmes à se former aux stratégies de cybersécurité pour se prémunir efficacement contre les menaces en ligne ciblant leur vie privée.

Les cérémonies ont eu lieu au bureau du service genre, famille et enfants à la mairie de Butembo où plusieurs thèmes ont été exposés. Laetitia Savali, enseignante à l’Université de l’assomption au Congo (UAC) de Butembo a présenté le thème international qui stipule : « Tous unis pour mettre fin à la violence numérique contre les femmes et les filles ». 

Pour elle, toutes ces informations que contient le téléphone font de lui un outil potentiellement dangereux s’il tombe entre des mauvaises mains. L’intervenante a fait savoir que les violences numériques ont fait beaucoup de victimes, des femmes de la presse, des actrices de justice et d’autres. Elle prend pour preuve le récent cas qui a impliqué la ministre des Affaires étrangères dont la vie privée a été attaquée. D’où la nécessité de sécuriser les outils numériques.

“Si possible, évitez de partager en ligne les données personnelles. Nom, âge, école… Partagez uniquement en ligne ce que vous partagez hors ligne avec des inconnus. Pour vous protéger, n’utilisez pas des photos qui permettent de vous identifier ou de reconnaître des caractéristiques identifiables. Autre chose, il faut mettre votre profil en mode privé. Un conseil très important : il faut limiter les informations partagées en ligne”, a-t-elle insisté.

La campagne 16 jours d’activisme de lutte contre les violences faites aux femmes commence chaque 25 novembre à travers la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes et se clôture chaque 10 décembre à la journée des droits de l’homme.

Esther Vwiravwahali

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