Grand Nord-Kivu : vers la fin de la présence des enfants dans les rangs des Wazalendo
Des jeunes combattants, dont certains présumés mineurs, du groupe armé l'Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain, dans la ville de Sake au Nord-Kivu, jeudi 14 mars. (Philémon Barbier)
À l’occasion de la Journée internationale des enfants soldats ce 12 février 2026, le colonel Guy Ngabo a réaffirmé l’engagement de la Synergie des volontaires pour la défense de la patrie (VDP/Wazalendo). Le porte-parole adjoint pour la région du Grand Nord-Kivu a assuré que des mesures concrètes sont désormais en vigueur pour éradiquer la présence de mineurs au sein de ces groupes d’autodéfense.
Pour la synergie, une équipe d’experts passe mensuellement dans les positions de VDP afin de s’assurer qu’il n’y a pas eu d’enfants enrôlés. Une fois qu’on constate un cas, on appelle à l’intervention des partenaires dans le domaine, a dit Guy Ngabo. Une occasion pour lui de mettre en garde tous ces commandants qui retiennent encore des enfants dans leurs rangs.
« Nous sommes suffisamment informés du droit international humanitaire et donc on ne peut pas utiliser les enfants soldats dans les rangs de nos positions ou bien de nos mouvements. Raison pour laquelle, pour décourager cette pratique, nous avons une équipe bien formée, des experts qui sont là pour sillonner les positions des Wazalendo. Une fois qu’on trouve un enfant de moins de 18 ans, on a tendance toujours à appeler nos partenaires qui sont toujours souples pour récupérer les enfants qui peuvent se retrouver dans les rangs des Wazalendo pour les réinsérer dans la communauté. C’est pour respecter les textes légaux du pays. À tous les commandants qui peuvent encore se retrouver dans cette pratique, nous les décourageons parce qu’un enfant n’a pas sa place dans les rangs des Wazalendo. La place de l’enfant est à l’école et ailleurs, pas dans les groupes armés », a-t-il rassuré.
Dans une émission à la Radio Moto Butembo-Beni (RMBB), cette même personnalité a indiqué qu’il y a certains enfants qui, souvent, refusent de revenir en famille. Il rassure que la bonne volonté est là de ne pas voir d’enfants dans les rangs de Wazalendo.
Stanley Muhindo