Butembo : clôture de la table ronde Justice-Société civile par l’adoption d’une feuille de route contre les VBG

La table ronde réunissant les acteurs de la justice et de la société civile s’est clôturée en ville commerciale de Butembo (Nord-Kivu) ce mardi 24 février 2026. À ce second et dernier jour, les participants ont travaillé en groupes selon chaque provenance pour élaborer une feuille de route finale pour l’amélioration des services de prévention et de réponse aux violences basées sur le genre.

Se référant aux défis retenus le premier jour, notamment l’insuffisance des OPJ et la libération des auteurs des VBG, ils ont pris des engagements. Il s’agit par exemple de la vulgarisation des textes légaux et des procédures d’accès à la justice. La lecture de cette feuille de route a été réalisée par maître Guy Mutumbi, expert légal de la Dynamique des femmes juristes (DFJ).

« Nous nous engageons à organiser des formations continues à l’intention des magistrats, OPJ, greffiers et personnel de santé sur les lois et procédures applicables en matière de VBG, à vulgariser les textes légaux et procédures simplifiées, à promouvoir une approche centrée sur la survivante, à vulgariser les engagements collectifs de plans d’amélioration des services tout en rendant compte aux tierces. Nous nous engageons à garantir un accueil confidentiel et sécurisé des survivantes, à réduire le délai de traitement des dossiers des VBG, à renforcer la documentation et l’archivage systématique des cas, à assurer la gratuité légale des procédures conformément aux dispositions en vigueur, à assurer l’accès à la justice d’une manière professionnelle et d’égalité », a-t-il rassuré. 

À la fin, un comité de suivi de la mise en œuvre de ces engagements a été composé. Cette table ronde tenue à l’hôtel Believe en ville de Butembo, a été organisée par la Dynamique des femmes juristes (DFJ) dans le cadre du projet : “Initiative pour la justice et la redevabilité en matière des violences basées sur le genre JAI/VBG”. Ce projet est mis en œuvre sous le financement de Care International.

Esther Vwiravwahali

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