Butembo : l’artiste Alia Kas et un collectif de femmes au chevet de l’orphelinat Shammah

Certaines femmes de Butembo ont ouvert Mars, dédié à la sensibilisation aux droits de la femme sur fond d’une visite caritative aux vulnérables. Sous le leadership de l’artiste musicienne Alia Kasivirehi Naomi, alias Alia Kas, elles ont apporté une quantité importante de vivres de diverses variétés et de non-vivres aux orphelins encadrés à la maison Maman Shammah. C’est en cellule Lusando du quartier Vutetse, en commune Kimemi. L’activité a été réalisée sous le thème « Une femme, murmure d’espoir pour les orphelins ». 

Pour Alia Kas, il a été question d’apporter un soutien aux enfants qui ont longtemps vécu dans la vulnérabilité, après la mort de leurs parents. C’était également une action, à cette ouverture du mois de la femme, visant à sensibiliser d’autres personnes à cultiver la charité envers les nécessiteux.

Il est important de soutenir les enfants qui sont dans le besoin. Comme vous le voyez avec moi, ces enfants n’ont presque pas où dormir, n’ont presque pas de couverture. Si vous entrez dans les chambres, ils n’ont pas de matelas sur lequel poser leurs têtes.  Mais grâce à cette initiative, aux contributions de plusieurs personnes, les enfants auront quand même du matelas sur lequel poser leur corps et des couvertures. À partir de cet acte caritatif, le message que nous véhiculons, c’est une femme, un murmure d’espoir aux orphelins. Donc tu es là, tu es femme, tu es murmure d’espoir aux orphelins. Alors viens ici, les enfants ont besoin de toi. Les enfants ont besoin de ce que toi tu as pour qu’ils sourient un peu”, a-t-elle expliqué. 

Le don et le message ont été reçus par 50 orphelins. 30 sont permanents à l’orphelinat. 20 autres vivent momentanément dans des familles d’accueil, a chiffré Kahindo Marasi Giselle, celle qui les encadre. 

La responsable de l’orphelinat Maman Shammah estime que l’assistance reçue pourra couvrir notamment le besoin alimentaire pendant un bon bout de temps, l’alimentation étant un besoin primordial.

“La nourriture pose problème. Nous n’avons pas aussi d’électricité. Les enfants ont aussi besoin d’une télévision et d’un espace où ils peuvent chaque fois jouer. La location pose également problème. Nous avons aussi deux malades : un épileptique et un diabétique. Ils vivent grâce aux médicaments”, a-t-elle confié. 

La journée de ce dimanche 1ᵉʳ mars 2026 a été de convivialité à l’orphelinat Shammah. Les bienfaitrices et bénéficiaires ont réalisé des activités ensemble, telles que le ménage, la cuisson, le partage d’un repas copieux et un concert de musique animé par Alia Kas et plusieurs autres artistes musiciens de Butembo.

Patrick Kalungwana

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