Butembo : à l’EERA/Mutiri, l’autonomisation des femmes au cœur des solutions pour la recherche de la paix dans l’Est

L’humanité a célébré ce dimanche 8 mars 2026, la Journée internationale des droits de la femme. Les femmes de la ville ont été édifiées sur l’autonomisation et la paix dans la région lors d’un culte d’action de grâce à l’Église évangélique du rite africain (EERA). 

À l’église de la paroisse Mont Sinaï de Mutiri, des milliers de femmes venues de tous les coins de la ville se sont rassemblées dans l’église et dans la cour extérieure. Une louange forte a ouvert la journée et toutes les activités. Ensuite, la prédication a pris place sous la présidence du révérend pasteur Kahindo Kalindwe Olive, responsable d’Union chrétienne de femme et famille au sein de l’EERA. 

Dans son prêche, elle a démontré que Dieu avait créé la femme pour aider  et participer à l’évolution du monde et surtout promouvoir la paix et le développement en vue de faire régner la stabilité entre les personnes.

Nous préférons les choses mondaines. Nous sommes devenues des orgueilleuses. Les femmes ne trouvent pas le temps d’écouter les conseils. Et ce n’est pas ça le sens de la journée du 8 mars. Cette journée, c’est une journée à l’occasion de laquelle nous devons nous mettre à méditer et voir là où on a échoué pour améliorer. Par exemple, si vos enfants n’ont pas été attentifs tous ces mois, si aujourd’hui vous n’êtes pas en bonne relation avec votre mari, demande-toi c’est quoi le problème. Rabaisse-toi et améliore là où ça ne va pas. Ce n’est pas bon pour les femmes de publier leur vie sur les réseaux sociaux”, a-t-elle conscientisé. 

Après ce partage de la parole, les femmes se sont mobilisées et ont contribué pour les détenus et orphelins. Au sortir du culte, Masika Marie-Jeanne de l’ISPRON a salué l’organisation et a conseillé aux femmes d’aller capitaliser  les conseils et orientations qui vont les aider à être respectées comme femmes.

“Pour cette journée du 8 mars, vraiment nous sommes satisfaites. Ce qui m’a beaucoup trop intéressée, c’est de voir que nous étions avec toutes les femmes confondues. C’était un culte œcuménique. Même les déplacés se sont retrouvés parmi les autres. Vraiment, on insiste sur l’autonomisation de la femme. Car d’autres femmes n’attendaient que le secours du mari. Mais aujourd’hui, si on applique ce qu’on a écouté, la femme aussi doit se renforcer, doit se prendre en charge. La femme doit aider l’homme au foyer”, s’est-elle réjouie. 

À la fin du culte, les femmes ont défilé au rythme de la fanfare, la majorité portant des uniformes de leurs organisations, associations et fondations respectives pour la suite des activités festives. 

Dany Mweusi 

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