Beni : des organisations féminines plaident pour une attention particulière envers les femmes déplacées de guerre 

La voix des femmes déplacées a été portée plus haut ce mardi 10 mars 2026 à Beni. Au cours du défilé organisé en marge de la journée internationale de la Femme, plusieurs organisations féminines ont plaidé pour qu’une attention particulière soit accordée à cette catégorie de personnes qui traverse des moments difficiles dans leurs milieux de refuge. 

Katungu Ndungo Ingrid, chargée du genre au sein du collectif des femmes pour le développement et la consolidation de la paix, était porteuse d’un message de réconfort à ces milliers de femmes forcées de fuir leurs villages pour des agglomérations supposées sécurisées, suite à l’extrémisme violent des groupes armés qui écument la région.

“À ces femmes-là, nous allons leur dire que nous ne les avons pas oubliées, que nous sommes avec elles, et qu’elles restent toujours fortes, qu’elles aient toujours l’espoir qu’un jour la paix pourra se rétablir dans notre pays. Et c’est avec la force de cette femme-là que cette paix pourra se rétablir. En fait, ça s’est fait que même le 8 mars, nous sommes allés dans le centre d’accueil de Tamende et nous avons assisté nos chères mamans qui sont là. Elles n’ont pas d’abri, elles n’ont pas de quoi manger. Le peu que nous avons pu récolter en association avec les autres dames de Beni, nous leur avons apporté notre soutien”, a-t-elle reconforté. 

Ange Maliro, porte-parole de l’organisation non gouvernementale Tendo La Roho, plaide pour l’encadrement et l’autonomisation de la femme de Beni qui s’est montrée résiliente.

“Parce que ces femmes ont besoin d’être encadrées en faisant des petites choses, des petits commerces ou des petits métiers, en apprenant des petits métiers. Parce qu’elles sont responsables des enfants et ces enfants-là courent de grands risques si on ne s’occupe pas d’eux. Mais quand même, nous espérons, nous avons la foi qu’un jour la paix arrivera à Beni. Même si on n’entend pas la politique s’impliquer davantage, mais sinon, nous sommes résilientes et un jour la paix viendra”, a-t-elle ajouté. 

En résumé, tous les messages portés par les femmes réunies au sein de différentes structures, organisations et associations, ont convergé vers la résilience, la paix et le vivre-ensemble. 

Siku Provinces

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