Beni : des laïcs de l’Assomption appelés à être « témoins du Christ » dans un monde en mutation
Des laïcs de la grande famille de l’Assomption ainsi que des chorales placées sous le patronage d’Emmanuel d’Alzon, dans la zone pastorale Nord du diocèse de Butembo-Beni, ont pris part à une récollection de carême ce dimanche 15 mars en ville de Beni. Cette activité spirituelle, organisée dans la grande salle du Complexe scolaire (CS) Museke, était placée sous le thème : « Être témoin du Christ dans un monde en transformation ».
Les participants étaient des laïcs venus des cadrans de Beni, Mbau, Oicha, Lume et des localités environnantes. Le père Kasereka Muvunga Charles, prêtre assomptionniste et conférencier du jour, a articulé son enseignement autour de ce thème en s’appuyant sur la devise de l’Assomption. Il a invité les participants à proclamer et à faire rayonner le règne de Dieu dans leur milieu de vie.
“Le père d’Alzon était profondément convaincu qu’un prêtre devrait œuvrer autant qu’il le pourrait pour l’avènement du règne de Dieu. Quiconque veut promouvoir le règne de Dieu doit aimer toutes les vertus religieuses. Le monde d’aujourd’hui change négativement puisque les gens ont remplacé les vertus par des vices”, a-t-il démontré.
Pour Jacqueline Makasi, Tandem laïc, ce message constitue une interpellation forte adressée aux laïcs appelés à témoigner de leur foi dans un monde marqué par de nombreuses turbulences. Elle s’est également réjouie de l’évolution de ce mouvement d’action catholique qui continue de s’étendre progressivement dans la zone pastorale Nord.
“C’est nous qui devons être des éléments importants pour que le monde soit un monde bon. Notre mouvement évolue très bien, car nous sommes en train de faire des extensions dans le territoire. Nous étions seulement à Beni avec 2 ou 3 cadrans, mais aujourd’hui à Beni, nous comptons 9 cadrans. À Mbau, nous avons un cadran. À Oicha et à Lume, nous avons aussi des cadrans”, a-t-elle révélé.
Après la conférence, les participants ont observé un temps de méditation et de confession, avant de clôturer cette récollection par une célébration eucharistique. Après Beni, Oicha, Mbau et Lume, le groupe prévoit d’installer un nouveau cadran à la paroisse de Bulongo d’ici le mois d’avril, afin de continuer la mission assomptionniste de travailler à l’avènement du Règne de Dieu là où Dieu est menacé dans l’homme et où l’homme est menacé comme image de Dieu.
Milan Kayenga