Butembo : la jeunesse de Mutiri présente ses excuses après l’agression de Me Vianney Kanzira

La jeunesse du quartier Mutiri, dans la commune Bulengera à Butembo, présente son mea culpa pour avoir participé, au travers de quelques jeunes, à l’agression de Maître Muhindo Kanzira Vianney en date de samedi 7 mars 2026. 

L’agression avait eu lieu dans les enceintes de la paroisse Sainte-Croix de Kyavuyiri lorsque le curé local cherchait à rapprocher les parties prenantes dans un dossier dont le jugement venait d’être exécuté la veille par les huissiers de justice en faveur des clients de Maître Kanzira. 

En présence de certains jeunes, Kakule François, président de la jeunesse de Mutiri, a expliqué que l’acte posé par ses confrères dans cette circonstance-là était une conséquence de l’ignorance de la Loi et du dossier. 

Du fait que la structure des jeunes a compris les enjeux de l’affaire, elle a trouvé au même moment que Maître Vianney Kanzira a été victime d’un acte des jeunes à capaciter sur les prescrits légaux. C’est pourquoi, en demandant pardon à Maître Vianney Kanzira qui n’était que dans son travail, Kakule François appelle les jeunes à s’informer sur les lois de la République avant toute réaction.

“La jeunesse du quartier Mutiri, précisément celle de la cellule Kyavuyiri, a attaqué Maître Vianney Kanzira. Nous ne connaissions pas la réalité du problème. Une fois en contact avec le dossier, nous avons pigé que notre frère Vianney Kanzira avait été une victime innocente. Nous demandons pardon au barreau des avocats du Nord-Kivu. À l’occasion, nous voulons faire savoir que le travail d’un avocat, c’est de défendre son client. Le juge rend le verdict et l’huissier fait exécuter le jugement. Nous demandons pardon parce que nous avons été manipulés par la partie adverse à Maître Vianney. Nous connaissons maintenant ce qu’il y a, nous demandons que justice soit faite”, a-t-il déclaré. 

Il est à rappeler que c’est à l’arrivée de Maître Vianney Kanzira dans l’enceinte de cette paroisse que des jeunes gens qui s’y trouvaient quelque temps avant l’avaient attaqué. Coups de poing, paroles menaçantes lui avaient été administrés. L’auxiliaire de la justice avait été sauvé grâce à l’intervention de quelques chrétiens qui revenaient de la messe l’avant-midi du 7 mars. Plus d’une personne avait déploré cette agression en demandant justice pour la victime.

Patrick Kalungwana

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