Beni : le groupe armé “MJP” accusé de tracasser les habitants à Baswagha-Madiwe

La société civile du groupement Baswagha-Madiwe dénonce les comportements d’un groupe armé dénommé Mouvement des Jeunes patriotes (MJP) actif dans la région. Ceci est contenu dans une communication faite ce mercredi 15 avril 2026 à la presse.

Le président de cette structure citoyenne, Justin Paluku Kavalami, indexe ces jeunes dans plusieurs cas de violations de droits humains. Le dernier cas, qui fait l’objet de communication ce jour, est celui de Kakule Mughenda Semeyi, 28 ans révolus et habitant de Mbilinga. Il est aux arrêts depuis le 6 avril dernier suite à une incompréhension conjugale. 

Alors que la question peut être résolue par les chefs de base, voici 10 jours que ce citoyen est enfermé dans la position du groupe MJP. C’est ce que condamne la société civile qui exige le départ de ces éléments et le déploiement de FARDC pour sécuriser les habitants.  

Un problème qui devrait être résolu par le chef coutumier, mais voilà, jugé par le groupe armé Mouvement des jeunes patriotes basé à  Mbilinga. Et depuis leur arrivée ici à Mbilinga, les chefs coutumiers semblent perdre leur place parce que les groupes armés s’ingèrent dans le jugement de différents dossiers, même ceux qui demandent la compétence des chefs coutumiers. Mais ils se transforment en véritables juges. Parfois, il y a même des arrestations suite aux salongo forcés. Vous trouvez que c’est une situation difficile à supporter pour nous, les civils de Mbilinga. C’est pourquoi nous sommes en train de continuer à alerter le commandement secteur. Nous, ici à Mbilinga, nous avons soif d’une position FARDC parce que nous avons longtemps souffert avec les groupes armés”, a-t-il plaidé. 

La société civile dénonce également d’autres dérapages dus au manque du jeton de salongo forcé. En effet, tout civil n’ayant pas ce jeton doit payer une amende allant de 20$ à 50$ avec tortures. Les habitants de Mbilinga ne sont pas les seuls à crier. Plusieurs endroits sous le contrôle de ces alliés du gouvernement congolais connaissent ce problème de violation des droits humains.

Stanley Muhindo

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