Beni : légère hausse du prix du cacao à Oicha 

Après plusieurs mois de baisse, le prix du cacao connaît une légère hausse sur le marché local, notamment  en commune d’Oicha. L’Union des négociants des produits agricoles au Congo (UNEPROAC) attribue cette augmentation  à la rareté du produit après la fin de la grande saison. Son conseiller dans le territoire de Beni, qui s’est exprimé ce mercredi 15 avril 2026, précise que le cacao de meilleure qualité atteint désormais 2,4 dollars le kilogramme. 

Selon l’Union des négociants des produits agricoles au Congo (UNEPROAC), cette hausse n’est pas liée à une amélioration des prix sur le marché international mais plutôt à la fin de la grande saison de production. Mathe Kilolo, conseiller de cette structure en territoire de Beni, explique que la diminution de l’offre a entraîné une légère hausse des prix sur le marché local. Le cacao se négocie désormais de 2,2 à 2,3 dollars, contre 1,8 à 2 dollars il y a quelques semaines.

« Quand le prix du cacao a chuté, il s’est stabilisé entre 2 dollars et 2,2 dollars. Aujourd’hui, la grande saison a pris fin et la petite saison arrive en ce mois d’avril. Quand le cacao a diminué, le prix a un peu augmenté. Ce n’est pas parce que le prix a augmenté chez les acheteurs internationaux, mais parce que le cacao est devenu un peu rare, la grande saison finissant en février et en mars. Ainsi, le prix du cacao atteint aujourd’hui 2,3 dollars », a-t-il déclaré. 

Sur le terrain, les prix varient également en fonction de la qualité du cacao. Les négociants distinguent notamment le cacao sec, communément appelé « Mosta 8 », acheté actuellement à 2,4 dollars, et le cacao frais, dont les modalités de commercialisation restent négociées entre acheteurs et vendeurs.

« Nous avons deux catégories que nous apprécions. Il y a celle qu’on appelle Mosta 9, aujourd’hui, on l’achète entre 2 et 2,1 dollars. Il y a aussi ce que nous appelons Mosta 8, que nous considérons comme le cacao sec de meilleure qualité  et qui peut être livré aux sociétés d’achat. Aujourd’hui, le kilogramme atteint 2,3 à 2,4 dollars. Le cacao frais, que nous appelons en langue locale « Nzododo », fait l’objet d’arrangements : on peut diviser les kilogrammes par deux ou par trois pour le payer comme le cacao sec », a-t-il renchéri. 

Malgré cette légère augmentation, les acheteurs restent prudents afin d’éviter les conséquences d’une éventuelle chute des prix. Cette question avait d’ailleurs été évoquée à l’Assemblée nationale lors d’une séance tenue le mercredi 8 avril 2026. Le gouvernement avait alors évoqué plusieurs facteurs à la base de la baisse du prix du cacao, tout en assurant avoir déjà pris des mesures pour stabiliser la situation.

Samy Kitha

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