À Kipese, la production de l’oignon est de plus en plus rentable 

En territoire de Lubero, la culture de l’oignon s’impose davantage comme une filière hautement rentable dans l’agglomération de Kipese et les localités voisines. Plusieurs paysans ont commencé à s’approprier cette pratique agricole, mais ont vite été empêchés par plusieurs barrières liées à la rigueur technique qu’exige cette plante pour sa meilleure croissance. Le constat fait étant d’une rareté flagrante de l’oignon actuellement sur le marché de Kipese provoquée par une forte demande de la part des acheteurs, ce qui offre des perspectives financières intéressantes pour les producteurs locaux avec un prix variant entre 1000 et 2000 francs congolais, un tas de 6 à 8 bulbes avec feuilles et selon la qualité, a révélé à RADIOMOTO.NET l’agronome Ignace Muhindo, ce samedi 25 avril 2026.

Ce spécialiste en agronomie a réussi à se positionner économiquement grâce à la culture de l’oignon. Toutefois, il reconnaît qu’il est difficile de s’en sortir car la plante nécessite impérativement un sol fertile et riche ou un apport régulier en engrais ainsi que l’usage de produits spécifiques pour garantir une production abondante. 

L’agronome Ignace Muhindo encourage les habitants de Kipese à s’investir massivement dans cette filière agricole afin de tirer les avantages financiers qu’elle procure.

Cet oignon, c’est une des cultures qui nous donne de l’argent. Ça nous aide à la survie. À Kipese, l’oignon est appréciable, puisque pour le moment, l’oignon semble très rare sur le marché. On savait que c’était à Masereka qu’on cultivait l’oignon. Aussi, à Kipese, on peut le faire, mais ça demande qu’il y ait des engrais, comme la bouse, donc les engrais provenant des animaux. On utilise aussi des engrais chimiques. On peut utiliser aussi des engrais foliaires, des engrais verts, à chaque rotation. Ça peut aider aussi à une meilleure production de cette culture. Nous encourageons la population à pratiquer cette culture de l’oignon. Ça nous fournit du bien”, a-t-il encouragé.

Il est à souligner aussi que l’essor de l’oignon s’accompagne du recul du poireau, de l’ail et même de la pomme de terre, longtemps pilier de la zone. Le changement climatique fragilise les sols, l’absence de variétés adaptées accentue la vulnérabilité et la pauvreté prive les maraîchers des engrais et des produits phytosanitaires indispensables. Un défi qui appelle désormais l’attention des autorités, des organisations paysannes et des partenaires du développement, afin que des solutions efficaces soient trouvées.

Ghislain Siwako

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