À Butembo, le club Mayi-Ya-Rwindi plaide pour une généralisation nationale de l’interdiction des boissons prohibées

Le club Mayi-Ya-Rwindi pour le bien-être de tous demande au gouvernement congolais d’élargir sa décision d’interdire la production et la consommation des boissons prohibées sur l’ensemble du territoir national. Dans une sortie médiatique de ce jeudi 30 avril, le coordonnateur de cette structure indique avoir reçu avec satisfaction la fermeture de l’usine de production et la consommation de la boisson énergisante Power Plus, commercialisée sous le nom de « Mutu Rouge » en ville province de Kinshasa. 

En effet, la Commission de la concurrence (COMCO), en collaboration avec l’Autorité congolaise de réglementation pharmaceutique (ACOREP), a motivé cette décision par la découverte d’une substance non autorisée et dangereuse pour la santé, introduite clandestinement dans sa boisson énergisante, « Mutu Rouge ». C’est ce qui réjouit maître Kambale Mayi-Ya-Rwindi Vivien, coordonnateur du club portant son nom. 

Cette structure combat depuis plusieurs années la production, la commercialisation et la consommation des boissons fortement alcoolisées importées ou produites localement. Pour elle, ces boissons n’ont qu’un seul objectif, anéantir la jeunesse sur qui repose l’espoir de toute la nation. 

Maître Vivien Mayi-Ya-Rwindi estime que toutes ces boissons fortement alcoolisées consommées à Butembo ne sont pas différentes de celles qu’on interdit à Kinshasa. D’où son appel au gouvernement d’élargir cette mesure à toutes ces boissons de la mort produites et consommées dans différents coins du pays.

« Nous appelons effectivement la COMCO et son partenaire ACOREP à élargir leurs enquêtes dans tous les secteurs des boissons, même alcoolisées, pour décourager d’autres opérateurs économiques véreux qui ne se soucient guère du bien-être des consommateurs de leurs produits, car visent uniquement les lucres dans leurs activités productives. Que les enquêtes sont ouvertes sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, visant à protéger effectivement les consommateurs congolais avant toute nouvelle législation dans le secteur, comme l’a toujours exigé le club Mayi-Ya-Rwindi pour le bien-être de tous », a-t-il souhaité. 

Il y a quelques mois, le conseil urbain de la jeunesse ainsi que d’autres structures de la société civile ont lancé la campagne de sensibilisation contre la production, l’exportation et la consommation de ces boissons. L’opération est toujours en cours même-si l’évaluation est difficile à faire aujourd’hui.

Stanley Muhindo

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