Butembo : le COPIL 1325 dénonce l’insalubrité au centre-ville 

Un tas d'immondices en pleine évacuation sur la rue d'ambiance en ville de Butembo

Le cri d’alarme du Comité de pilotage local de la résolution 1325 (COPIL 1325) de la ville de Butembo face à l’insalubrité. Butembo se transforme-t-elle en « ville poubelle » ? La question était au centre d’une importante réunion ce jeudi 30 avril 2026. Le comité de pilotage local de la résolution 1325 s’est réuni au bureau du service urbain de Genre à l’hôtel de ville pour sonner l’alarme, avec comme objectif de sauver l’environnement. 

Le constat est amer dans les rues de Butembo. Des montagnes d’immondices jonchent les artères, les caniveaux sont bouchés par des restes de nourriture et des déchets provenant de partout. En plus de polluer l’environnement, cette situation coûte cher à la mairie qui doit sans cesse financer des travaux de débouchage. 

Pour Mabanza Dibi Odile, qui a présidé la rencontre, le salut de la ville passe par un changement radical de mentalité. En tant que meneur du COPIL 1325 à Butembo, elle pointe du doigt l’occupation anarchique de la voie publique, particulièrement sur la Rue Président de la République. Elle appelle les femmes, souvent premières cibles des évacuations musclées, à quitter la chaussée pour leur propre sécurité. 

Le Comité propose une solution concrète : revitaliser les marchés de nos communes. Au lieu de s’entasser au centre-ville, les vendeurs et acheteurs sont encouragés, par le COPIL 1325, à fréquenter les marchés de proximité. 

La structure propose à Bulengera, les marchés Kisoko-Mutsanga, Rweghenda et Mukuna. À Mususa, les sites de Kitulu et Vichai sont également hospitaliers pour ce faire. L’idée est simple : en restant dans vos quartiers, vous économisez l’argent du taxi, vous gagnez du temps et vous évitez les accidents de circulation. 

Dans le même cadre, le COPIL 1325 demande donc officiellement à l’autorité urbaine de réaménager urgemment ces marchés communaux pour les rendre attractifs, relancer les services d’hygiène et d’assainissement et impliquer la Commission nationale de la prévention routière (CNPR) pour interdire, via des pancartes, la vente des biens sur la chaussée. 

Georges Makeo

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