Butembo : FAT démontre aux agriculteurs comment adapter les champs au changement climatique

Produire sans se soucier des caprices de la météo, c’est désormais possible. À l’occasion de la Journée mondiale de la Terre célébrée mercredi 22 avril, le Forum des amis de la Terre (FAT) a partagé des solutions concrètes avec les agriculteurs de Butembo. L’objectif est clair : adapter les champs au changement climatique pour garantir la sécurité alimentaire. 

Qu’il pleuve ou que le soleil tape fort, la production agricole ne doit plus s’arrêter. C’est le message porté par Kakule Kinyamwanza Kalendi. Pour le coordonnateur du Forum des amis de la Terre, les « agri-preneurs » de Butembo et des environs doivent impérativement passer à l’agriculture résiliente. 

Parmi les techniques phares évoquées : l’association des cultures. Une méthode naturelle où certaines plantes servent de bouclier aux autres, protégeant le sol et l’humidité. Pour un « ami de la Terre », abordé par RADIOMOTO.NET, c’est le seul rempart efficace contre la famine qui menace la société.

« Aujourd’hui nous allons vers l’agriculture résiliente. Donc si vous rencontrez les acteurs agricoles, ils développent des initiatives. Par exemple, je vous le disais, ce qui nous choque ou ce qui met mal à l’aise la saison actuelle, c’est parce que la sécheresse est accompagnée d’une grande vague de vent. Donc l’érosion ne sait pas accompagnée de plantules et de plantes dans nos champs. Donc ça permet de faire cette agriculture résiliente. Donc il y a toute une gamme d’initiatives qui sont en train d’être développées. Et que donc le changement climatique, ce n’est plus un rêve, c’est devenu une réalité. Donc les techniques agricoles adaptées au contexte de l’agroécologie, donc le mélange des cultures, parce qu’à l’époque on savait que si on plante le maïs, c’est le maïs, si c’est le haricot, c’est le haricot. Maintenant, aujourd’hui, on sait qu’il faut mélanger parce qu’une plante peut apporter de la protection, disons, de l’ombre à une autre culture. Et ça permet à cette autre-là de se développer. Et donc, bref, à ce changement climatique, il y a vraiment l’agroécologie, l’agriculture résiliente et les autres techniques agricoles qui sont en train de se développer », a-t-il expliqué. 

Au-delà des champs, cette journée de la Terre 2026, placée sous le thème : « Notre énergie, notre planète », est un appel à l’action collective. Le Forum des Amis de la Terre insiste sur l’engagement citoyen. Planter des arbres, gérer les eaux de pluie ou encore participer aux travaux communautaires de « Salongo » pour curer les rivières : chaque geste compte pour réduire les dégâts écologiques dans les quartiers. Gérer les déchets et protéger l’environnement immédiat, c’est, selon l’organisation, le meilleur moyen d’honorer son pacte avec la nature.

Patrick Kalungwana

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