Masisi : la société civile dénonce une « insécurité insoutenable »

Dans un communiqué rendu public ce 14 mai 2026, cette structure citoyenne rapporte une série de violations graves ayant coûté la vie à au moins 14 civils en quelques semaines, parmi lesquels des femmes et des enfants innocents.

À Remeka, par exemple, quatre personnes ont été tuées, dont deux femmes, lors des affrontements entre l’AFC-M23 et les combattants Wazalendo, provoquant le déplacement forcé de près de 40 000 habitants et le pillage de plusieurs villages. 

À Sake et ses environs, six autres civils ont été assassinés, dont deux femmes, tandis que douze disparitions sans consentement et plus de cent cambriolages ont été recensés.

Aussi, dans la commune rurale de Masisi, plus de 200 ménages ont subi des extensions nocturnes, contraignant 60% des familles à quitter leurs maisons chaque soir. Le même document indique qu’en date du 27 avril, une attaque contre l’école primaire Masisi, où 800 habitants s’étaient abrités, a fait 25 blessés à l’arme blanche et humilié plusieurs femmes devant leurs enfants.

Par ailleurs, des violences se sont multipliées comme à Nyabiondo. Là-bas, sept civils blessés, dont trois femmes, 80 personnes torturées à Buabo, 30 blessés à Mushaki à la suite d’explosions, et dix civils attaqués à Bukombo, parmi eux quatre femmes et deux enfants.

Quatre jeunes cinéastes ont été kidnappés sur la route Sake-Goma, le 11 mai dernier, et restent introuvables, rapporte ce communiqué.

Au-delà des crimes répertoriés par la société civile territoriale de Masisi, une crise humanitaire dramatique, marquée par des déplacements massifs et des conditions de vie précaires, est observée. Elle rappelle que ces actes vont à l’encontre des principes fondamentaux du droit international humanitaire.

« La société civile exige le rétablissement de la paix et de la sécurité, des enquêtes indépendantes pour établir les responsabilités, une assistance humanitaire holistique d’urgence et le respect du droit international humanitaire », insiste-t-elle dans son communiqué, avant de conclure par une formule lourde de sens : « Aucun crime n’est parfait et nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. »

La rédaction

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