Butembo : Mgr Sikuli appelle au rejet des discours haineux et au respect des mesures anti-Ebola
L’évêque de Butembo-Beni exhorte la communauté à se méfier des messages de politiciens qui créent la haine et la violence et à respecter les mesures barrières pour lutter contre la maladie à virus Ebola. C’était lors de la messe d’ordinations sacerdotales qu’il a dit ce jeudi 21 mai 2026 en la Cathédrale diocésaine.
Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech a, avant tout, demandé aux fidèles d’accueillir avec espérance le rapport des célébrations des Martyrs de l’Ouganda. Il s’agit là des activités dont son diocèse était co-organisateur sur invitation de son collègue, Francis Kibira du diocèse de Kasese en Ouganda voisin.
En effet, le gouvernement ougandais a reporté ces célébrations à une date ultérieure suite à la résurgence de l’Ebola dans l’Est de la RDC, une zone frontalière et offrant plusieurs pèlerins à l’occasion. Même certains pèlerins qui venaient de commencer le voyage ont été contraints de débourser chemin.
La conférence épiscopale du même pays a récemment instruit la célébration dans chaque paroisse. S’appuyant sur les dernières épidémies vécues dans la région, le pasteur de Butembo-Beni demande aux habitants de ne pas prêter oreille aux politiciens qui, par leurs messages et actes, éveillent la haine et la violence. Mais de respecter les mesures barrières contre Ebola telles que communiquées par les responsables de santé.
« À propos du report des célébrations des martyrs de l’Ouganda, je vous demande d’accueillir ce changement avec un cœur apaisé, avec foi et espérance. Et tel que le gouvernement et les responsables sanitaires nous l’ont communiqué, respectons les règles d’hygiène afin d’éviter la maladie à virus Ebola. Protégeons-nous pour protéger nos prochains et notre communauté. Il est mieux de se méfier des idées, des paroles et de tous les actes, surtout des politiciens, qui créent la haine, les conflits et la violence. C’est un combat dur, mais nous pouvons le gagner », a conscientisé l’Ordinaire du lieu.
Lors des précédentes épidémies, plusieurs politiciens avaient nié l’existence de la maladie, parlant d’une simple tromperie. Ce qui avait créé plusieurs foyers de résistance contre les équipes de riposte. Certains membres de ces équipes avaient été blessés ou ciblés dans certains coins de la ville et leurs biens vandalisés.
Stanley Muhindo