Butembo : le professeur Jean-Roger Syayipuma plaide pour l’assurance qualité dans les universités 

La Sous-conférence des chefs d’établissements de l’enseignement supérieur et universitaire, recherche scientifique et innovation de Butembo et Lubero a clôturé, ce vendredi 29 mai 2026, la formation sur la bonne gouvernance stratégique et le pilotage, l’assurance qualité et le développement durable. À l’issue de cette capacitation, plusieurs recommandations ont été formulées. 

Pour ce troisième jour et dernier de la séance, le professeur Jean-Roger Kambere Syayipuma a exposé sur « L’assurance qualité et responsabilité sociétale des universités ». L’enseignant de l’Université officielle de Ruwenzori (UOR) a insisté sur le fait que le renforcement de l’assurance qualité est crucial pour les établissements. Cela pour améliorer le système de l’enseignement supérieur. 

Le professeur Jean-Roger motive que l’avènement de cette approche en milieu universitaire permet de former des individus qualifiés et instruits, de faire avancer l’état des connaissances, de favoriser l’innovation et de faire face aux défis complexes liés à leur développement. Il invite les établissements à s’approprier l’assurance qualité.

Ce qui est important pour les établissements, c’est de voir dans la mission que l’établissement a à l’égard de la société, comment est-ce que l’établissement s’implique pour qu’il y ait un impact bien clair de l’établissement sur la société. C’est d’abord d’asseoir cette fameuse cellule interne d’assurance qualité. Nous sommes, je crois, dans une phase d’abord de mise en place avant d’opérationnaliser la cellule en question. Beaucoup de cellules d’assurance qualité institutionnelles ne fonctionnent pas exactement comme les textes le demandent. Nous sommes dans la période de la pandémie. Qu’est-ce que les facultés de sciences de santé font et mettent en place pour pouvoir documenter déjà cette épidémie de telle manière qu’on essaie de rassembler les données pour les rendre plus opérationnelles au niveau des établissements et donner la contribution de l’établissement de telle manière que les données puissent être disponibles pour l’OMS. Ça, c’est le service que l’établissement rend à la société, qu’on appelle justement la responsabilité sociétale universitaire. Et ça, c’est dans l’assurance qualité de chaque établissement”, a-t-il démontré. 

Pendant trois jours, plusieurs thématiques liées à la bonne gouvernance et au développement durable ont été abordées à travers des exposés des experts venus de divers domaines et différentes écoles. Des matières bien retenues par les participants satisfaits de l’organisation de cette formation.

“(I) Les thématiques sont intéressantes parce qu’elles cadrent avec la vie courante que nous traversons dans nos institutions. Ça vaut vraiment la peine qu’on en parle et nous espérons que, si nous allons appliquer, on saura corriger certaines failles pour améliorer la gestion de nos établissements. (II) J’ai beaucoup apprécié deux grands thèmes, à savoir le comportement universitaire vis-à-vis de l’intelligence artificielle actuellement. La deuxième thématique, c’est l’assurance qualité. (III) Qu’ils puissent organiser encore d’autres formations, plusieurs, parce qu’à partir de là, nous avons découvert que nous avons encore plus besoin d’apprendre”, ont-ils sollicité. 

Il est à signaler qu’à la fin des trois jours, les brevets de participation ont été remis aux séminaristes.            

Georges Lomba, stagiaire académique

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