Beni : 9 détenus libérés de la prison de Kangbayi
Neuf détenus ont bénéficié, ce vendredi à Beni, d’une liberté conditionnelle accordée par le ministère de la Justice. La mesure, exécutée à la prison centrale de Kangbayi par le vice-gouverneur du Nord-Kivu, le commissaire divisionnaire Louis Second Karawa, concerne des prisonniers poursuivis pour des faits jugés moins graves et ayant purgé une grande partie de leurs peines. Cette libération intervient dans un contexte de forte surpopulation carcérale au sein de cette maison pénitentiaire.
Selon les autorités judiciaires, les bénéficiaires de cette mesure étaient poursuivis pour des faits jugés moins graves et avaient déjà purgé plus de la moitié de leurs peines. Au cours de la cérémonie organisée à la prison centrale de Kangbayi, l’autorité provinciale a exhorté les détenus libérés à adopter un comportement responsable afin d’éviter tout retour en milieu carcéral.
“Maintenant c’est à vous de faire ce choix-là, si vous voulez redevenir de bons citoyens, comportez-vous bien et personne ne viendra vous déranger. Sinon, si vous vous méconduisez, vous allez encore être reconduit ici. Pour le reste, je vous souhaite un bon retour dans vos familles respectives et comportez-vous en bons citoyens”, a-t-il déclaré.
De leur côté, les anciens détenus ont exprimé leur satisfaction après cette libération. Ils ont également sensibilisé les personnes vivant en dehors de la prison à respecter la loi afin d’éviter les souffrances liées à la détention carcérale.
“(I) Je suis heureux de quitter la prison. J’y ai fait longtemps. J’ai vraiment peiné. J’exhorte les autres à respecter la loi, car la prison n’est pas facile. (II) Moi, je dis merci au gouverneur d’être venu exécuter cette décision salutaire pour nous”, se sont-ils réjouis.
Cette libération intervient dans un contexte de forte surpopulation carcérale à la prison centrale de Kangbayi. Construite pour accueillir environ 250 détenus, cette maison pénitentiaire hébergerait actuellement plus de 1 500 prisonniers, selon des sources locales. Une situation qui continue d’inquiéter les défenseurs des droits humains et les autorités judiciaires.
Milan Kayenga