Beni : les enseignants menacent de suspendre les cours face aux violences des groupes de pression
L’intersyndicale des enseignants de Beni se dit choquée par des actes de violence perpétrés par des manifestants, généralement, membres des groupes de pression dans certaines institutions scolaires de la ville.
Cette structure menace de suspendre les activités scolaires, au cas où les autorités compétentes ne leur garantiraient plus la sécurité pendant cette période caractérisée par des tensions populaires, consécutives aux massacres récurrents des civils dans la région.
Ghislain Paluku Bambirikire, secrétaire permanent du syndicat des enseignants du Congo (SYECO) en province éducationnelle Nord-Kivu II, condamne des actes de vandalisme déplorés mardi dernier à l’institut Kilokwa, où quatre élèves et quatre enseignants ont été blessés, dont l’un grièvement à son œil, aux côtés de plusieurs autres dégâts matériels enregistrés.
Il compte un total de cinq enseignants blessés, depuis un mois, par des jeunes qui ont choisi la promotion de la violence et se confie à la justice.
“Dans une durée de deux mois, nous venons de compter plus de cinq enseignants blessés par les manifestants de jeunes de groupes de pression. Nous pensons que c’est une autre forme de massacre. Alors, comme il y a eu quelques suspects qui ont été arrêtés par les éléments de la police, nous pensons que ces suspects vont devoir citer d’autres éléments qui ont commis ces forfaits. Et nous, nous sommes en train d’observer la justice. Si rien n’est fait, dans un bref délai, nous allons convoquer une assemblée extraordinaire pour voir si nous pouvons aller même à suspendre les cours sur toute l’étendue de la ville jusqu’à ce que ces bandits soient déférés devant leur juge naturel. Sinon, les enseignants sont menacés, les élèves sont menacés, jusqu’à être blessés même. Les enseignants, les retirer dans les salles de classe, vraiment pour nous, c’est un acte choquant”, a-t-il déploré.
Siku Provinces