Butembo : le SYECO exige du gouvernement des mesures pour une rentrée scolaire apaisée
Le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) urbano-rural de Butembo, demande au gouvernement congolais de prendre des dispositions utiles pour une rentrée apaisée l’année scolaire 2026-2027. La structure de défense de droit des enseignants a formulé cette recommandation ce mercredi 10 juin 2026. C’était au cours d’une réunion à laquelle ont participé certains enseignants au siège du SYECO, au siège syndical de Kitulu en commune Mususa.
Au cours de cette rencontre qui consistait à évaluer l’année scolaire qui s’achève, les enseignants ont dit constater avec amertume la non-tenue des promesses par le gouvernement congolais.
“Il y a eu ce que le gouvernement a promis à l’enseignant. On constate que rien n’a été fait. C’est comme par exemple le CNSSAP, l’enseignant est en train de payer 10 000 à 15 000 FC. Depuis trois ans, aucun enseignant n’a été retraité. L’enseignant ne s’est pas retrouvé dans le budget de 2026. On pouvait par exemple appliquer le SMIG où tout fonctionnaire devait avoir chaque jour 21 500 FC. Tout ça, ça n’a pas existé. Les enseignants sont en train de revendiquer aussi la semaine anglaise et beaucoup d’autres choses qui n’ont pas été satisfaites toute l’année dernière”, a démontré Kamate Mughaso Benito, le secrétaire permanent du SYECO.
Pour une rentrée scolaire apaisée, les enseignants invitent le gouvernement congolais à se ressaisir au mois de juillet 2026 pour répondre à leurs réclamations.
“Nous demandons au gouvernement, cette fois-ci, parce que la question revient toujours : comment arrêter la grève ? La grève nous fatigue sérieusement. Nous ne voulons pas de grève. Cette fois-ci, jusqu’à juillet, gouvernement, répondez aux revendications des enseignants que nous venions de citer tantôt. Il n’y aura pas de grève. Ne répondez pas, vous avez la question”, a-t-il insisté.
Pour évaluer la prise en compte des revendications des professionnels de la craie, le SYECO prévoit une autre rencontre en août 2026. Ce, avant la prochaine rentrée scolaire.
Joëlle Mwengevalwahi