Lubero : fournisseurs de bétail et bouchers s’activent pour offrir un meilleur service à Kipese 

Les fournisseurs de bétail et bouchers de l’agglomération de Kipese en territoire de Lubero se sont réunis ce vendredi 19 juin 2026 pour la première fois depuis la restauration de l’autorité de l’État dans cette entité. La rencontre s’est tenue dans la salle communautaire locale afin de réfléchir à l’avenir de leur métier.

Selon leur représentant, Kakule Kimetya Lewis, des stratégies essentielles ont été adoptées pour assainir ce secteur. Il invite les éleveurs ainsi que les consommateurs de viande à collaborer avec eux dans un esprit d’harmonie et à être vigilants pour ne pas être dupés par ceux qui se font passer pour des fournisseurs alors qu’ils ne le sont pas en réalité.

Ils ne voient pas bien qu’ils peuvent perdre leur argent. Tout fournisseur doit se munir de la carte des membres. Alors ceux qui n’en ont pas, sont ceux qui salissent notre nom”, a-t-il déclaré.  

Un nouvel ordre a également été instauré concernant les abatteurs. Il leur est désormais interdit de prélever de la viande sur les bêtes abattues sous prétexte du droit de travail accompli. Leur rémunération proviendra uniquement de la caisse de l’association.

Désormais, personne n’est encore autorisé à prendre une portion de la bête deux pattes. Pour les patrons, personne n’est ordonné de porter sa viande avant de payer la part de ses abatteurs. 5 000 francs pour le porc, pour les vaches c’était 10 000 francs”, a-t-il insisté. 

Dans une grande agglomération comme Kipese, la vente de viande de chèvre et de mouton reste marginale. À ce sujet, Kimetya Lewis précise que l’abattage de ces animaux génère très peu de bénéfices.

Nous avions tenté avant d’abattre des chèvres et des moutons. Mais toutes les bêtes ont toujours occasionné des pertes et personne n’a plus le goût d’ouvrir encore une boucherie pour les moutons, soit pour les chèvres. Ce n’est pas obligatoire, c’est facultatif. Si quelqu’un décide d’avoir une boucherie d’une vache ou d’une chèvre, soit des moutons, il peut le faire”, a-t-il indiqué. 

Concernant le manque d’eau potable à l’abattoir local situé à Musaka,  le service vétérinaire rassure qu’un robinet sera installé d’ici un mois. 

Ce n’est pas que nous ne voulons pas la propriété, mais c’est une faute de quelques moyens. Nous venons de nous mettre d’accord que dans un laps de temps qui ne dépassera pas au moins trois semaines, il y aura de l’eau et nous vous assurons que vraiment, la proprété sera dans notre abattoir”, a rassuré Kasereka Katsuruka Innocent, agent vétérinaire à Kipese. 

Outre l’absence d’eau, d’autres équipements comme les étalages font également défaut dans cet endroit censé être propre. Actuellement, à Kipese, le prix d’un kilo de viande de vache nage entre 18 000 FC et 20 000 FC tandis que celui du porc se vend à 16 000 FC.

Ghislain Siwako

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