Sécurité routière à Kasindi : la Police exige un encadrement strict du bétail sur la voie publique 

À Kasindi, la Police nationale congolaise renforce les mesures de prévention des accidents de circulation impliquant les troupeaux. Désormais, aucun troupeau ne sera autorisé à emprunter la voie publique sans être accompagné d’un nombre suffisant de conducteurs capables de maîtriser les animaux, d’assurer la fluidité de la circulation et de prévenir tout risque d’accident. 

Le commissaire principal Kasereka Kambere Claude, commandant du commissariat de la Police nationale congolaise à Kasindi, explique que cette décision fait suite à plusieurs accidents provoqués par la mauvaise conduite des bêtes, ayant occasionné des pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels. 

Il rappelle que l’article 49 du nouveau Code de la route exige que tout conducteur d’animaux de trait, de charge, de selle ou de bestiaux soit, si nécessaire, assisté de convoyeurs en nombre suffisant. Ceux-ci doivent demeurer à proximité des animaux afin de les maîtriser et d’éviter qu’ils n’entravent la circulation ou ne causent des accidents. 

La Police invite les commerçants et convoyeurs de bétail opérant à la frontière de Kasindi à respecter strictement cette mesure, sous peine des sanctions prévues par la loi.

Là, c’est pour voir l’article 49, alinéa 1 et 49, alinéa 2 du nouveau code de la route qui stipule bien que les conducteurs et les convoyeurs doivent constamment se tenir à proximité des animaux et être en état de les maîtriser et d’empêcher qu’ils n’entravent la circulation et ne provoquent des accidents. C’est pourquoi, à partir de maintenant, comme j’avais déjà donné une mise en garde il y a deux mois, je pense. À partir de maintenant, je ne peux plus vraiment voir des animaux circuler sans convoyeurs suffisants. Donc à partir d’aujourd’hui, je vais initier une équipe de pédestres. Dès qu’elle tombe sur un troupeau de moutons, un troupeau de vaches, un troupeau de chèvres, là où il n’y a pas les conducteurs suffisants, là on les arrête. Donc, si c’est 10 vaches, elles doivent être assistées par 4 convoyeurs. Si c’est 10 chèvres, 4 convoyeurs. Mais on voit souvent ici, plus de 100 chèvres assistées par 2 convoyeurs seulement. Vous voyez, ce qui est prohibé, ce qui n’est pas autorisé, et puis tout ça, ça passe comme si l’État n’existait pas. Pendant que nous sommes là, nous sommes l’œil de l’État. C’est pourquoi nous devons travailler conformément à la loi”, a-t-il interpellé. 

Héritier Ndunda

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