LUBERO/Territoire : des menaces ciblées à l’endroit des infirmiers de la zone de santé de Musienene

Les infirmiers de la Zone de Santé de Musienene vivent sous menaces perpétuelles, accentuées et ciblées, ces jours-ci. Les auteurs de ces menaces sont des porteurs d’armes ou non, qui interdisent aux infirmiers de la zone de s’impliquer dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. Pourtant contribuer à la réponse à cette épidémie est un impératif.

La dénonciation a été communiquée à Radio Moto Butembo-Beni, ce jeudi 23 mai 2019. Ce, après que les infirmiers de la Zone de Santé de Musienene se sont réunis, lundi 20 mai 2019, pour évaluer les conditions de leur travail. C’est une situation qui déstabilise les activités sanitaires du personnel soignant et limite le mouvement et la liberté dans nos prestations, restitue Bavon VUSOKE, rapporteur de la rencontre de dimanche.

De crainte de perdre des vies humaines et d’assister au déplacement du personnel soignant et au débordement des menaces, Bavon VUSOKE communique certaines recommandations des infirmiers de la zone de santé de Musienene.

« Nous avons choisi certaines pistes de solution : que chaque formation sanitaire s’organise dans un système de communication : avoir toujours des unités de téléphone et se procurer toujours des Motorola ; que le ministère de la santé de l’intérieur et de la défense et sécurité collaborent localement pour nous protéger et que les autorités politico administratives s’impliquent pour éradiquer ce phénomène, faire ce qui est possible et non l’impossible, organiser les services minimum, seulement la journée où le risque est probablement moindre ; envisager une grève sèche, si pas d’amélioration ; persuader tous les collaborateurs sur une sincère collaboration interpersonnelle et interprofessionnelle »,  a communiqué  Bavon VUSOKE.

Pour rappel, le personnel soignant devient de plus en plus victime de plusieurs formes de menace. Plusieurs structures sanitaires ne fonctionnent plus en territoire de Beni et Lubero, voire en ville de Butembo de suite de la vie en clandestinité qu’ont choisi médecins, infirmiers menacés ou d’autres intervenants dans la riposte. Cela, au désavantage des patients nécessitant les soins.

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