Nord-Kivu : la revendication du droit de transport dresse les membres des CAC contre le Bureau central de la Zone de Santé de Butembo

Les membres des cellules d’Animation Communautaires, CAC, ont séquestré les membres du Bureau central de la Zone de Santé, BCZ Butembo ce samedi 20 février 2021. C’était dans la cour de l’école primaire Tsakatsaka. Les manifestants revendiquaient leur droit de transport estimé à Cinq dollars par jour mais réduit à un dollar par le BCZ Butembo.

Selon les membres des cellules d’Animation Communautaires, le BCZ a reçu la mission de la part de l’UNICEF pour chercher des acteurs communautaires qui peuvent dénombrer les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.

En fait, la formation a duré trois jours pour environ 200 participants. Et c’est finalement ce dernier jour de formation de ce samedi 20 février que les membres de la BCZ ont proposé un dollar par agent communautaire.

« Après avoir dépensé le transport durant trois jours, voilà on se retrouve devant ce fait. Jusqu’où la zone de santé doit continuer à abuser des droits des membres de CAC au niveau de Butembo? D’abord on ne nous a pas encore dit jusque-là si on va toucher à la fin du mois. On veut nous décourager seulement », pense ce membre de la CAC.

Par ailleurs à Beni-ville, des relais communautaires  ont  boycotté ce samedi une formation organisée pour eux par le ministère de la santé. Ils estiment les autorités de la zone de santé de Beni veulent détourner l’argent  alloué pour eux comme per diem. En effet, ils se disent ne pas comprendre qu’on leur donne un dollar  comme per diem alors qu’ils sont habitués à gagner 5$ à chaque fois qu’ils sont conviés à la formation.

Contacté à ce sujet par notre confère Luckson Mubake de la Radio Muungano, les autorités de la zone de santé ont précisé qu’il s’agit d’une formation organisée par le ministère de la santé dans le cadre du projet visant à renforcer le système de santé de la femme enceinte et des enfants de moins de  5 ans.  « Tout a été planifié à Kinshasa et non à Beni », ont-elles justifié.

Evariste Kasereka

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