RDC : la reprise des cours loin d’être une fierté dans les zones insécurisées à Beni ville et Territoire

Les cours ont timidement repris en ville de Beni depuis lundi 22 février 2021. Hébergés dans plusieurs établissements scolaires, les déplacés ont été délocalisés afin de permettre aux écoliers de jouir de leurs salles de classe. A Oicha, Bulongo, Mangina, comme dans plusieurs autres coins du territoire de Beni, les apprenants et enseignants plaident pour le retour de la PAIX.

Au complexe scolaire Virunga en commune Beu dans la ville de Beni, plusieurs dizaines des familles déplacées du secteur Ruwenzori en Territoire de Beni logent les salles de classe. La crainte de rater la reprise des cours a persisté jusqu’au dimanche 21 février lorsque l’autorité urbaine appuyée par ses services techniques et quelques partenaires est venue délocaliser les déplacés. Ce lundi matin, les salles de classe étaient libérées, pour permettre aux écoliers de reprendre les cours. Comme là-bas, les activités scolaires ont repris timidement dans plusieurs écoles.

D’abord la sécurité !

Cependant en commune Mulekera, un groupe de jeunes ont agressé les écoliers, élèves et enseignants au niveau des écoles secondaires Kabalaka, Kangaembi Alpha et au complexe scolaire Ndeke. En jetant des projectiles, ces manifestants protestaient contre la reprise des cours à Beni ville pendant que cela n’a pas été possible en secteur Ruwenzori en Territoire de Beni.

La sous division de la province éducationnelle Nord-Kivu II à Beni a instruit aux chefs d’établissement de recevoir les élèves déplacés de guerre en attendant que la situation sécuritaire s’améliore dans leurs milieux d’origine.

Oicha

Peu d’élèves se sont présentés à l’école. A l’Institut Nduani, le Directeur des Etudes affirme que seulement douze pourcent d’élèves se sont présentés, alors que les enseignants étaient prêts à les enseigner. Monsieur Muhindo Kyakwakithi appelle les absents à rejoindre les autres.

Par ailleurs, à l’Institut Kalema implanté au Nord de la commune Oicha, le préfet des études parle de 40 pourcents présents à son établissement, ce premier  jour de la reprise des cours. Pour Kakule Mahamba, le constat n’a pas été très négatif.

Par contre, à l’Institut Maendeleo, les effectifs étaient aussi très bas.  « Sur un effectif total d’environ 600 élèves, 72 seulement se sont présentés », indique Mutsuva Kathavo, le préfet des études. Pourtant, 20 sur 24 enseignants qui devraient enseigner étaient présents.

A l’Institut Kalimba par contre, ce sont en majorité les finalistes qui ont répondu présents. Avec ceux des classes montantes, ils ont suivi cours jusqu’à 12h45.

A l’Ecole primaire Pakanza, c’est aussi une rentrée timide. Pour onze classes, 27 écoliers se sont présentés. Le souhait de tous ces chefs d’établissements est de voir les apprenants absents rejoindre leurs collègues.

Bulongo

Dans plusieurs centres scolaires en sous-division de l’EPST Bulongo dans le secteur de Ruwenzori, les récentes attaques rebelles ont causé le déplacement des habitants vers des mieux supposés sécurisés. Le Sous-Proved constate que plusieurs enfants ne sont pas encore présents dans des salles de classe au centre scolaire de Kasindi.

Kambale Sondirya Dominique de Bulongo mentionne tout de même que dans les centres scolaires de Kasindi et Kalunguta, les activités scolaires ont normalement repris. Il espère le retour de la paix après l’assurance du comité local de sécurité pour une reprise totale dans les tout prochains jours.

Mangina

Les activités scolaires restent encore timides dans plusieurs écoles de la commune de Mangina. Dans plusieurs écoles primaires et secondaires, les enseignants se sont retrouvés seuls parfois avec un petit nombre d’apprenants. Dans d’autres écoles, les élèves arrivent à 50% selon certains chefs d’établissement. Ces derniers appellent les parents à envoyer leurs enfants à l’école, le nombre de jours de classe étant limité.

Partout là, les responsables des enseignements plaident pour le retour de la paix et la sécurité.

La Rédaction

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