Ituri/Mambasa : plus de 2.300 apprenants en provenance du secteur de Ruwenzori n’ont pas repris les cours

Plus de 2.300 écoliers et élèves n’ont toujours pas repris le chemin de l’école, une semaine après la reprise des cours en RDC. Il s’agit de ces enfants ayant fui l’insécurité dans le secteur de Ruwenzori, territoire de Beni et qui ont trouvé refuge dans la chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa. La société civile appelle à l’assistance des bonnes volonté à ces apprenants.

Marc Sayino, président de la société civile dans cette chefferie qui livre cette nouvelle samedi 27 février 2021 à Radio Moto Butembo-Beni rapporte que les parents de ces enfants éprouvent plusieurs difficultés pour leur survie dans des familles d’accueil et dans des sites où ils sont hébergés. C’est pourquoi ils tardent encore à envoyer leurs enfants à l’école.

Marc Sayino ajoute que ces vulnérables ont besoin d’une assistance particulière. Il appelle à l’implication des autorités compétentes et les personnes de bonne volonté afin de leur venir en aide.

Cet acteur de la société civile précise que jusqu’à ces jours, la société civile de la chefferie des Babila-Babombi a enregistré plus de 2.300 enfants en âge scolaire mais qui n’ont pas encore repris le chemin de l’école.

Upunio Nesapongo Michel, chef de la sous-division de Mambasa 2 basé à Biakato, a déjà instruit aux différents chefs d’établissement scolaire à recevoir les enfants déplacés et cela sans aucune condition.

Aussi, plusieurs autres enfants de Kipese dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu) auraient pris la direction de l’ex Province orientale pour y chercher de l’argent pendant la suspension des cours en RDC. A une semaine de la reprise des activités scolaires, certaines écoles du centre scolaire de Kipese enregistrent encore plusieurs absences.

Ce constat a été réalisé vendredi 26 février par www.radiomoto.net . Au niveau de Kaviseghe, village situé à au moins 5 kms au sud de Kipese, Tsongo Saatatu Charles, le préfet de  l’Institut Vukuliro, condamne cette pratique qui viole les droits des enfants.

Jonas Aristote & Ghislain Siwako 

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