RDC : la CENCO s’interroge sur l’écart entre les promesses faites par les autorités et la réalité sur terrain

La Conférence Episcopale Nationale du Congo, CENCO, se dit profondément peinée par les informations reçues faisant état de la précarité de la situation sécuritaire frisant l’écart entre les promesses faites et la réalité sur terrain. Elle l’a fait savoir dans le message rendu public par son comité permanent le lundi 1er mars 2021.

« Forte de ces informations, la CENCO prépare une communication et un plaidoyer conséquents », promettent les Prélats catholiques. C’est suite à la  sollicitude pastorale à l’égard de leurs frères et sœurs meurtris par les atrocités récurrentes dans la région de l’Est du pays, ils ont dépêché une mission conjointe d’écoute et de réconfort de l’Association des Conférences Episcopales d’Afrique Centrale, ACEAC, et la CENCO dans les diocèses de Butembo-Béni au Nord-Kivu et de Bunia en Ituri.

« La situation sécuritaire de notre pays, notamment dans la partie Est, reste délétère et aggravée par la présence récurrente des groupes armés que l’Armée nationale, appuyée par la MONUSCO, n’arrive toujours pas à éradiquer.  Les massacres des populations, les enlèvements et le déplacement des personnes, dans le Nord-Kivu et en Ituri, et récemment l’assassinat ignoble de l’Ambassadeur d’Italie en RD Congo avec son Garde de corps et le Chauffeur, le prouvent à suffisance », s’indigne la CENCO.

Sur le plan des droits de l’Homme, la Conférence Episcopale Nationale du Congo constate une régression dans ce domaine. La CENCO condamne les répressions d’activistes des droits humains, les attaques menées contre les civils par des groupes armés ou les forces gouvernementales, l’entrave de la liberté d’expression et de manifestation.

« Le souci de la justice qui s’est manifesté au procès sur le programme de 100 jours, ne semble plus continuer sur la même lancée. Il s’est estompé et paraît sélectif. La lutte contre la corruption ne peut être menée à bon port si l’impunité perdure », poursuivent les Evêques.

Ils mentionnent qu’une vraie justice au service du redressement du pays, de la paix et de la réconciliation, devrait s’étendre, sans distinction aucune, à tous les auteurs de crimes économiques et de violation des droits humains.

« Nous saisissons cette occasion pour demander que les procès Floribert Chebeya, Rossy Mukendi et compagnons, soient exécutés sans complaisance et que les responsables répondent de leurs actes », conclut le Comité Permanent de la CENCO.

La Rédaction

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