Nord-Kivu : « Il est temps que le gouvernement congolais traduise en justice le Rwanda » (Société civile)
La société civile, coordination provinciale du Nord-Kivu, estime qu’il est temps que le gouvernement congolais traduise en justice le Rwanda devant les juridictions compétentes pour agression contre République Démocratique du Congo (RDC). Opinion de la société civile, du Nord-Kivu.
Son vice-président a fait, ce jeudi 7 juillet 2022, une déclaration à la presse en réaction à la tenue du sommet tripartite qui s’est tenu mercredi 6 juillet à Luanda en Angola entre la RDC et le Rwanda sous la médiation de l’Angola. Edgar Katembo Mateso fait savoir que passer outre cette recommandation, c’est accepter de sacrifier la population du Nord-Kivu et de l’Ituri qui souffre des massacres menés par les Rwanda. Cette structure citoyenne dénonce l’installation au Nord Kivu et en Ituri des personnes suspectes sous de fausses identités. Edgar Katembo Mateso pense qu’il est temps que le gouvernement congolais prenne en main ses responsabilités.
« Les congolais doivent le savoir, il n’existe pas de réfugiés congolais vivant au Rwanda mais plutôt des Rwandais expulsés de la Tanzanie sous le régime de l’ancien président Jakaya Kikwete et qui sont en train d’être installés au Nord Kivu et en Ituri sous les fausses identités des congolais à la recherche de terre arable. Voilà pourquoi nous insistons, les institutions de la RDC, le parlement, le gouvernement, les Cours et Tribunaux doivent alors saisir la CPI ou autres juridictions internationales compétentes pour ainsi sauver l’Est de cette agression injuste et injustifiée à caractère génocidaire », argumente Edgar Mateso.
Au cours du sommet tripartite de mercredi dernier, les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame ont entamé un « processus de désescalade ». Le président angolais João Lourenço, organisateur d’un sommet tripartite à Luanda, a annoncé, mercredi 6 juillet, que les deux chefs d’État sont parvenus à un accord de cessez-le-feu. Ce qui pourrait apaiser les tensions au Nord-Kivu, frappé par les violences du conflit entre les armées congolaises et les rebelles du M23.
La Rédaction