Massacre de Kalunguta (Beni) : un an déjà !

Ça fera ce vendredi 15 juillet 2022, un an depuis que plus de cinq personnes ont été sauvagement massacrées dans une attaque attribuée aux rebelles d’Allied democratic forces (ADF) à Kalunguta, une localité située sur l’axe routier Butembo-Beni. De nombreuses autres personnes étaient prises en otages en plus de maisons d’habitation incendiées par l’ennemi.

Un an après ce drame, le comité d’élèves et étudiants ressortissants de Kalunguta et ses environs déplore le silence des autorités face à cette situation. Dans une interview accordée à RADIOMOTO.NET ce jeudi, Mumbere Kipimo Nelson, représentant dudit comité, fait savoir que  la vie n’a toujours pas repris son cours normal dans cette contrée du territoire de Beni.

Tout en condamnant les violations des droits de l’homme que continuent de subir les populations locales, Mumbere Kipimo Nelson appelle le  gouvernement congolais à  penser à la pacification de l’Est de la République démocratique du Congo.

« C’est pour évidemment condamner le massacre dans l’Est de la République démocratique du Congo, d’une manière générale. Mais, plus particulièrement aussi à Kalunguta où nous venons de faire une année de massacre. Et nous voulons que justice soit faite car il y a même certaines personnes qui étaient emportées par ces égorgeurs. Nous voulons qu’un jour, la justice soit faire afin de remettre ces victimes dans leurs droits. Jusqu’aujourd’hui, ces personnes sont toujours emportées. Que l’on puisse accélérer le programme de démobilisation ; il faut qu’un jour le gouvernement congolais puisse installer un tribunal international, car il y a toujours des violations des droits de l’homme », a-t-il plaidé.

Contexte  

La localité de Kalunguta avait jusqu’ici été épargnée par les attaques répétées depuis plus de trois ans en territoire de Béni. Dans la nuit de vendredi 15 juilllet à samedi 16 juillet, des assaillants sont venus y semer la terreur, tuant au moins sept personnes, en plus des pillages et des maisons incendiées. Le mode opératoire oriente les soupçons vers les ADF, le groupe armé le plus meurtrier dans la région.

Sifa Tayivisa

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