Butembo-Beni : ‘‘La Bible que l’église catholique propose à ses fidèles, c’est la Bible de Jérusalem’’ (Abbé Jean Berghmans Paluku)

Avant tout achat d’une Bible, tout fidèle catholique doit se rassurer de sa bonne traduction depuis les textes originaux. C’est la recommandation de l’Abbé recteur du grand séminaire du Théologat Saint Octave de Vulindi à Butembo. C’est dans le cadre du mois de Septembre de chaque année, un mois dédié à la Bible au sein de l’Eglise catholique. Toutefois, il encourage des chrétiens à s’approprier ce livre sacré.

C’est au cours d’un entretien avec RADIOMOTO.NE ce samedi 02 septembre 2023 que l’abée Jean Berghmans Paluku Mukwemulere l’a recommandé. Ce théologien bibliste répondait à la question sur l’origine de plusieurs versions de la Bible.

Pour lui, la Bible est un patrimoine mondial de l’humanité. Il est unanimement accepté par tous les chrétiens. Les différentes versions viennent de la diversité dans son interprétation depuis les textes originaux et selon les traditions confessionnelles, a démontré l’abbé Jean Berghmans Paluku Mukwemulere.

« La bible est un livre de l’humanité. Ça veut dire que c’est un patrimoine mondial de l’humanité. Chacun a accès à la bible. En ayant accès à la bible selon sa confession religieuse et sa capacité, peut traduire la Bible. Ce n’est pas interdit. Quand on parle de traduction, il faut avoir à l’esprit que ça veut dire interprétation : une manière de lire et de recevoir. Aujourd’hui sur le marché, vous pouvez trouver plusieurs versions de la Bible », a-t-il déclaré.

Face à une lecture fondamentaliste pour des raisons purement doctrinale par certaines personnes, ce prêtre conseille à tous les chrétiens catholiques, la Bible de Jérusalem. On peut aussi y associer la bible à l’usage liturgique retrouvée dans le missel, précise-t-il.

« Les catholiques ont traduit la Bible de Jérusalem. Donc, la Bible que l’église catholique propose à ses fidèles, c’est la Bible de Jérusalem », a-t-il insisté.

Et pour plus d’efficacité dans la lecture, la compréhension et la méditation de la parole, le recteur du Théologat Saint Octave de Vulindi, propose d’étudier, pour ceux qui le peuvent, les langues de rédaction de la Bible. C’est aussi pour être en cohérence avec les textes originaux Hébreux et grecs.

Stanley Muhindo

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