Nord-Kivu : l’insécurité à la base d’une carence du miel sur le marché local (Groupe Academia)

Une carence en miel s’observe sur le marché au Nord-Kivu. Cette réalité est perceptible depuis la résurgence de l’insécurité dans les grandes régions de production de cette denrée. Cette révélation a été faite vendredi 8 septembre 2023, par monsieur Michael Vutsapu, Président du conseil d’administration de l’organisation non gouvernementale Groupe Academia.

La source de RADIOMOTO.NET a démontré que les colonies d’abeilles sont déjà abandonnées par les apiculteurs. Le PCA du groupe Academia pense que la pacification des régions de Beni-Lubero et Masisi devra être une solution pour pallier cette carence en miel.

L’insécurité, d’après Michael Vutsapu, constitue un défi majeur sur la production du miel au Nord-Kivu. Pour lui, en territoires de Beni et Lubero par exemple, les zones connues pour leur production du miel ne le sont plus depuis maintenant plusieurs années suite aux menaces des rebelles présumés de l’ADF et Maï-Maï.

En territoire de Masisi, depuis l’avènement de la rébellion M23, la production du miel a sensiblement baissé. Aux côtés de l’insécurité, l’usage des techniques agricoles non conformes et la non maîtrise de techniques apicoles sont autant de facteurs à la base de la faible production du miel.

« La plupart de zones sont déjà occupées par les rebelles, et les activités ne sont plus continuelle ce qui pousse à ce qu’il y ait abandon des colonies d’abeilles, suite à cette insécurité. L’extermination progressive des polinisateurs par usage des techniques agricoles inadaptées. C’est par l’usage des pesticides et insecticide, sans tenir compte du moment qu’il fallait les appliquer tout en préservant les abeilles. Il y’a l’ignorance des techniques apicoles », démontre-t-il.

Pour relever le défi de la carence en miel, Michael Vutsapu pense qu’il est grand temps que le gouvernement investisse et dans la sécurité, et dans le domaine de l’apiculture.

« Nous devons rappeler le gouvernement de pouvoir tenir compte de ce secteur. Lors que la paix sera au moins rétablie dans différentes zones la population pourra essayer de trouver plus de mécanismes de pouvoir relancer ses activités », indique Michael Vutsapu.

Le litre du miel qui se vendait l’année passée à 5,5 ou 6 dollars, se négocie cette année entre 8 et 10 dollars américains sur marché à Butembo.

Glodi Mirembe

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